De semaine en semaine, la stabilité des cotations se poursuit. Tout juste note-t-on quelques petites variations sur la poudre 0 % qui oscille entre 2100 et 2200 €/t. Globalement, le marché des produits laitiers apparaît bien équilibré. Certes, la collecte a augmenté en Europe (+ 1,3 % sur les neuf premiers mois) mais semble se tasser sur le quatrième trimestre sous l’influence de l’Allemagne et de la France. Il faut noter une consommation intérieure robuste des produits basiques, comme le lait liquide et le beurre, en rapport avec les confinements, qui aide les marchés à se tenir. Le grand export est aussi bien orienté avec une reprise de l’activité économique en Chine et dans toute l’Asie du Sud-Est qui semble s’être débarrassée de l’épidémie de Covid-19 et revient aux achats. C’est une opportunité pour les produits européens, même si nous avons un concurrent de taille avec les USA. Ils sont très présents sur les marchés internationaux de la poudre maigre et des fromages et bénéficient d’un dollar faible. Cette concurrence expliquerait en partie une cotation de la poudre en retrait par rapport à 2019 à pareille époque (environ -350 €/t). Si les fondamentaux du marché sont bons, les prix ne décollent pas du fait de l’attentisme des opérateurs qui restent toujours dans l’incertitude face à la crise sanitaire et économique. Ils ne se projettent pas sur l’évolution de la demande pour cette fin de l’année et encore moins sur 2021. Cela participe aussi à la stabilité des marchés.
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