Le gouvernement français a annoncé vendredi que les poulets, encore privés de plein air cet hiver pour éviter une nouvelle catastrophe liée à la grippe aviaire, pourraient sortir à l'extérieur dans certains cas, suivant un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).
La mise à l'abri des poulets reste la mesure « la plus protectrice » face à l'influenza aviaire, a tranché vendredi l'Anses dans un rapport attendu de longue date par les éleveurs, mais qui propose des adaptations à un confinement strict au nom du bien-être animal.
« En l'absence d'autres solutions, le meilleur moyen d'éviter l'introduction du virus dans un élevage est d'éviter le contact avec les oiseaux contaminés » en gardant les volailles enfermées, résume auprès de l'AFP Gilles Salvat, directeur général délégué au pôle recherche de l'Anses.
Actuellement, la France connaît une forme « d'endémisation (du virus) dans la faune locale, et non pas seulement avec les oiseaux migrateurs », explique-t-il, ce qui justifie et allonge la durée de mise à l'abri pour limiter les contacts.
Elle doit toujours s'accompagner du respect strict des mesures de biosécurité, rappelle-t-il, pour ne pas introduire ce virus qui a conduit à l'abattage de plus de 21 millions d'oiseaux en France d'août 2021 au printemps 2022.
Cependant, « si on continue de mettre systématiquement à l'abri, cela engendre d'autres problèmes de bien-être animal », dans des élevages étroits, non adaptés et peu ventilés, explique M. Salvat, où les volailles sont sujettes aux coups de chaleur et exposées à une surmortalité.
Pour cela, l'Anses préconise dans un avis daté du 5 décembre et publié vendredi quelques allègements pour les seuls poulets et non pas pour les canards et les dindes, « plus sensibles » au virus. Parmi eux, un droit de sortie dans un périmètre limité dès 8 semaines après la naissance des poulets au lieu de 10, notamment l'été, quand les conditions sont remplies, pour des animaux qui vivent environ 12 semaines.
« Sur la base de cet avis et en concertation avec les filières professionnelles », le ministère de l'Agriculture a décidé « de procéder à plusieurs adaptations », a-t-il annoncé vendredi. Il suit la recommandation de l'Anses sur le droit de sortie dès 8 semaines, et propose également une sortie en circuit « réduit » pendant l'hiver, après audit de biosécurité et à condition que l'élevage ne soit pas situé dans une zone réglementée ou près d'une zone humide, particulièrement à risque. « Ces orientations seront précisées par voie d'arrêté dans les jours à venir, après concertation avec les filières professionnelles », selon le gouvernement.
Par ailleurs, « une enquête épidémiologique sera lancée pour caractériser le rôle des élevages de volailles plein air dans la dynamique de circulation de l'influenza aviaire ».
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