Ces étudiants en BTS ont remporté le grand prix du Trophée national des lycées agricoles au Salon international de l'agriculture. Il récompense un travail d'équipe sur la communication.
Entre rires et larmes, leur émotion était immense ce dimanche 27 février sur le grand ring du Salon de l'agriculture. Annaëlle, Lætitia et Bastien venaient de remporter le premier prix, toutes catégories, du Trophée national des lycées agricoles, une compétition organisée depuis dix ans par L'Éleveur Laitier et La France Agricole. Ces trois jeunes, élèves en première année de BTS PA au lycée Terre Nouvelle de Marvejols (Lozère), ont été performants dans les cinq épreuves du concours : la création d'un blog et d'une affiche sur leur établissement et leur région, leur implication sur le salon, le clippage de Duracell, la prim'holstein qui les accompagnait, et l'éprouvante présentation de cette même vache, en deux langues, face au public et aux jurys. « Ce succès, c'est un moment de pur bonheur, un souvenir inoubliable. Nous n'étions pas venus dans un esprit de compétition mais pour se faire plaisir en donnant le meilleur. » Ils avaient été sélectionnés début novembre par leurs professeurs sur la base d'une lettre de motivation.
IMPLICATION TOTALE.
« Ils ont fait preuve d'un énorme enthousiasme. Leur implication a donné du punch à toute la classe », remarque Aurélie Archer, leur professeur de zootechnie. Les élèves le reconnaissent : « C'était beaucoup de travail, du stress aussi, mais on s'est toujours soutenus mutuellement. »
La veille de l'épreuve du grand ring, Lætitia a craqué. C'était à elle, peut être la plus timide des trois, de prendre le micro en premier. « Quelques minutes avant, j'ai fait le vide dans ma tête et j'y suis allée. »
De son côté, Annaëlle a fait valoir son excellent niveau d'anglais et Bastien son assurance dans la maîtrise de l'animal. C'est ce bel esprit d'équipe qui a fait leur succès.
PROJET PÉDAGOGIQUE.
Du Salon, ils retiennent les échanges avec les professionnels, les élèves d'autres lycées et, bien sûr, les Parisiens. « Il faut expliquer d'où on vient, ce qu'est le métier d'éleveur, et aussi rassurer : “Non, la prim'hostein n'est pas une vache anorexique” », plaisante Bastien. « Cette mise en oeuvre d'un projet collectif, le travail de communication qu'il implique, le contact avec les professionnels, tout cela participe à notre projet pédagogique », insiste le proviseur Jean-Paul Servy. Et comment voient ils leur avenir dans la filière agricole, ces trois vainqueurs ? Bastien reprendra la boucherie de ses parents avec l'objectif d'y adjoindre un élevage de bovins et s'inscrire ainsi dans une filière courte. Lætitia pense à une spécialisation en gestion après son BTS. Annaëlle, fille d'éleveur laitier, envisage son installation, « mais pas avant dix ou quinze ans ». Tous affichent un bel optimisme, persuadés « qu'il faudra être original, sortir des sentiers battus pour réussir ». Comme au Trophée des lycées.
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