DNC : le commissaire européen à la Santé prêt à discuter d'autres stratégies que l'abattage

Le commissaire européen en visite au salon ce mardi 24 février, a rencontré Annie Genevard.
Le commissaire européen en visite au salon ce mardi 24 février, a rencontré Annie Genevard. (©Compte X OliverVarhelyi)

Le commissaire européen à la Santé et au Bien-être animal Oliver Varhelyi s'est dit mardi disposé à une « discussion » sur des mesures autres que l'abattage complet des foyers de bovins affectés par des maladies comme la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

En France, où des bovins ont été touchés depuis juin par la DNC, une partie des éleveurs protestent contre le protocole de gestion de l'épizootie, qui implique l'abattage de tout le foyer dès l'apparition d'un cas et la vaccination.

« Aujourd'hui malheureusement, l'abattage comme outil protège tous les autres éleveurs non affectés (...) Mais nous sommes disposés à engager une nouvelle discussion aux niveaux européen et international », a dit le commissaire européen à des journalistes lors d'un déplacement au Salon de l'agriculture, à Paris.

Il s'est dit prêt à étudier d'autres « outils de prévention » à la disposition des pouvoirs publics mais a insisté sur la nécessité que leur efficacité soit « scientifiquement prouvée et établie » afin de « nous aider à avoir une stratégie différente nous évitant ces abattages de masse ».

« Je ne pense pas que nous devrions regarder la question sous l'angle d'une reclassification des maladies ou d'un changement de pans de la stratégie », a-t-il estimé. La DNC est une maladie classée « A » au niveau européen, c'est-à-dire dont il faut viser l'éradication immédiate car grave pour les animaux et à diffusion rapide. Plusieurs syndicats agricoles français ont demandé son « déclassement ».

« Mais nous avons de plus en plus de maladies en Europe, et mondialement. Et cela signifie que si nous continuons avec ces mesures de biosécurité telles qu'elles existent aujourd'hui, comme les abattages de masse, nous pouvons facilement finir avec plus aucune agriculture », a ajouté le commissaire.

« Peut-être pouvons-nous regarder d'autres moyens comme la vaccination en prévention. Mais à ce jour les règles internationales ne nous le permettent pas, cela signifierait que les agriculteurs européens perdraient leurs marchés internationaux, » a-t-il encore dit.

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