« FCO : nos brebis meurent, nous aussi », ou « Ours, MHE (maladie hémorragique épizootique, NDLR), FCO, élevages en danger », pouvait-on lire sur des pancartes ou des banderoles déployées devant la préfecture, à côté de bottes de paille.
Venus à l'appel de la Confédération paysanne, certains manifestants avaient à la main des cloches qu'ils faisaient sonner. Pour Mathias Chevillon, éleveur de brebis à Seix (Ariège), dont les 100 bêtes sont actuellement en estive, il faut « une indemnisation pour compenser les pertes, mais aussi l'impact » sur le cheptel à plus long terme.
Alors qu'un nouveau type de FCO, le sérotype 3, est arrivé ce mois-ci en France et touchait à la mi-août six départements du nord du pays, le sérotype 8, présent en France depuis 2006, frappe fortement les Pyrénées-Orientales depuis juin, d'où il a progressé vers l'Aude et l'Ariège.
Dans ce contexte, la FDSEA, les Jeunes agriculteurs (JA), les chambres d'agriculture et les présidents de ces trois départements et de la Haute-Garonne ont écrit au ministre de l'Agriculture démissionnaire, Marc Fesneau, pour l'« alerter sur la progression inquiétante et ravageuse de la FCO ».
« La mortalité cumulée sur l'Ariège, l'Aude et les Pyrénées-Orientales dépasse aujourd'hui les 4.000 ovins; au rythme actuel, elle devrait dépasser les 6 000 têtes fin août, soit 5 % du cheptel », ajoutent-ils dans une lettre datée de mercredi.
FDSEA et JA demandent des compensations financières, le maintien des versements des aides de la politique agricole commune et la prise en compte des vaccins.
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