L'indexation d'août 2014 apporte des améliorations significatives qui vont permettre aux éleveurs français de bénéficier de la même qualité de services génomiques que les grandes races.
LA BRUNE DISPOSE D'UNE INDEXATION GÉNOMIQUE DEPUIS 2011 grâce au projet Intergenomics qui rassemble tous les pays sélectionneurs de la race : Allemagne, Autriche, Italie, Suisse, Slovénie, États-Unis, Canada et France. Ces pays partageaient jusque-là uniquement les génotypages des taureaux testés sur descendance pour obtenir la population de référence la plus large possible (5 700 taureaux). « Avec le nouvel accord signé le 16 avril dernier à Mende (Lozère), les partenaires d'Intergenomics vont désormais partager les génotypages de tous les jeunes taureaux, rappelle Aurore Grave, conseillère chez Brune Génétique service (BGS), organisme de sélection qui regroupe les races brune et jersiaise. Depuis août 2014, chacun peut ainsi calculer les index génomiques de tous les jeunes mâles étrangers dans le monde, avec la même méthode que leurs taureaux nationaux. Ceci va permettre d'améliorer la précision des index des jeunes mâles, quel que soit leur pays d'origine. »
En France, l'équipe qui rassemble l'Inra, l'Unceia et l'Institut de l'élevage a donc pu bâtir, pour la première fois, une indexation nationale génomique pour la race brune.
L'INDEXATION FRANÇAISE A UN IMPACT SUR LE CLASSEMENT DES JEUNES TAUREAUX
« Pour ces jeunes taureaux, la France utilisait jusqu'alors des index génomiques calculés par Interbull dans le cadre du projet Intergenomics. Désormais, l'équipe française applique sa méthode, celle déjà employée pour les trois races principales (prim'holstein, montbéliarde et normande), reconnue pour éviter la surestimation des jeunes taureaux par rapport aux confirmés. » Résultat, entre l'indexation d'avril et celle d'août 2014, certains taureaux varient de - 10 à + 10 points d'Isu au maximum, la plupart restant dans la fourchette de - 5/+ 5. Mais quelques uns perdent davantage, à l'image d'Anibal qui passe de 206 à 164 points d'Isu. « De plus, les index des jeunes mâles vont avoir tendance à se tasser un peu. Il y aura moins de taureaux entre 180 et 200 points d'Isu, comme c'est le cas dans l'indexation d'Interbull.»
Cette nouvelle donne permet de renouveler la gamme génomique en mettant l'accent sur les semences sexées, avec notamment quatre jeunes taureaux français qui se distinguent par un profil très complet : Harmonica, leader en TP (2,4), Hamster au profil laitier (1 008 kg), Huxion GNR au top sur la reproduction (0,8), et Hayssli, très bon en morphologie et en mamelle (1,6).
« Le choix des semences sexées se développe en France où il y a peu de femelles disponibles. Ce phénomène est d'autant plus d'actualité dans certaines régions où il est très difficile d'écouler les veaux mâles », explique Aurore Grave. Le progrès concerne également le volet femelles, avec la première officialisation des index génomiques : c'est à dire que toutes les femelles génotypées par le passé vont avoir un index génomique officiel, calculé avec la nouvelle méthode. Enfin, à l'automne 2014, il sera possible de génotyper les femelles brunes de son choix avec la puce LD, moins onéreuse que la puce 50K, et qui fournit en plus des informations sur les gènes d'intérêt (Kappa Caséine, sans corne, gènes récessifs...).
JÉRÔME PEZON, AVEC LA COLLABORATION D'AURORE GRAVE
INDEX 2014/2 : LES GÉNOMIQUES BIEN ANCRÉS DANS LE PAYSAGE
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