Vétérinaire spécialiste des pattes, Aurélien Meurisse dispense des formations à l'intention des éleveurs et propose un forfait parage adapté au stade physiologique des animaux.
LE PARAGE N'EST PAS UNE PRATIQUE OBLIGATOIRE ! Avec une aire paillée, un bon accès aux pâtures et une alimentation bien calée, un élévage peut vivre sans parage, explique Aurélien Meurisse. On considère qu'avec plus de 10 % de boiteries cliniques, il est nécessaire de faire du parage préventif sur tous les animaux pour repérer les pathologies présentes dans le troupeau. »
En revanche, dans les systèmes en logettes, le parage préventif ou fonctionnel annuel est très souvent systématique, d'autant plus si les aires d'exercice sont équipées de tapis qui n'impliquent aucune usure du sabot.
« ÉVITER LE PARAGE FONCTIONNEL EN DÉBUT DE LACTATION »
Il y a aussi les cas particuliers d'animaux ayant une croissance rapide de la corne, dont les sabots évoluent en forme de « babouches » s'ils ne sont pas raccourcis deux ou trois fois par an, ou les boiteries traumatique comme les « clous de rue », des silex plantés dans le sabot. « Dans tous les cas, dès qu'une vache boite, il faut lui lever le pied. Un taux de réforme élevé pour cause de boiterie est anormal. »
Via le réseau vétérinaire Vet'el, le praticien dispense des formations de deux jours à l'attention des éleveurs. À l'issue de la formation, chacun doit être capable de remettre les sabots d'aplomb, d'identifier une lésion et de la dégager. Mais si la formation permet de gérer les cas individuels, dans la pratique, l'augmentation de la taille des troupeaux n'offre pas toujours le temps d'assurer la prévention collective, d'où le recours à un pareur professionnel. À cette fin, dans le cadre d'un groupement de cinq cabinets vétérinaires, les praticiens ont recruté un pareur qui tourne en élevage avec comme principe de travail de réaliser des contrats à l'année sur plusieurs passages pour parer les vaches au bon stade physiologique, plutôt que de faire tout le troupeau une fois par an. « Cette option consiste à éviter le parage fonctionnel en début de lactation (60 jours après vêlage), car sur les sols en béton, l'usure de la corne est plus rapide que la pousse, qui est ralentie à cette période. En outre, au cours de cette phase d'amaigrissement, la mobilisation des réserves corporelles a également un impact sur la réduction du coussinet graisseux situé entre l'os du pied et le sabot, qui joue un rôle d'amortisseur du poids de l'animal. Il faut aussi éviter de faire du parage fonctionnel en période de transition et, bien sûr, en fin de gestation. »
« MISER SUR LA COMPLÉMENTARITÉ VÉTÉRINAIRE-PAREUR »
Concrètement, le forfait repose sur un premier passage du praticien qui repère les boiteries subcliniques en observant la courbure du dos, la rotation des pieds et le rapprochement des jarrets au cornadis. À cette occasion, il cale les interventions du pareur en tenant compte des dates de vêlage. Il traite les boiteuses et les cas cliniques graves, car le pareur n'est pas habilité à effectuer des interventions chirurgicales ni des prescriptions médicamenteuses. Au cours de son intervention, le pareur note les lésions rencontrées qui serviront au praticien à élaborer un plan d'amélioration adapté aux pathologies. « Si les causes sont multifactorielles, on retrouve souvent une pathologie dominante qui devra être maîtrisée dans le cadre d'uneapproche globale des conditions d'élevage en concertation avec l'éleveur. »
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