DANS CETTE RÉGION OÙ LES SÉCHERESSES successives fragilisent les associations blanc et les prairies multi espèces, des travaux concernant les « fourrages intercalaires » ont été lancés sous l'égide des chambres d'agriculture.
Encore mal connues, ces espèces fourragères pourraient présenter un intérêt, en particulier en période de soudure pour assurer une pâture précoce en sortie d'hiver ou pour sécuriser l'approvisionnement fourrager l'été. « Les légumineuses, plantes de lumière qui se développent en année sèche, ont leur carte à jouer », explique Patrice Pierre, conseiller prairies à la chambre d'agriculture de la Mayenne et du Maine-et-Loire. Elles sont bien représentées dans l'expérimentation mise en place en 2009. Deux réseaux d'essais en petites parcelles ont été implantés dans différents sols et contextes pédoclimatiques. Le premier dispositif (semis fin de printemps) s'intéresse à sept espèces ou associations parmi lesquels moha-trèfle d'Alexandrie, moha-trèfle de Perse, moha-trèfle incarnat, mohat-vesce et RGI-trèfle incarnat. Le second, mis en place en fin d'été (semis fin août-début septembre), teste la possibilité d'obtenir un pâturage précoce enfin d'hiver. Huit espèces dont des associations avoine vesce, seigle-vesce, triticale vesce, triticale-trèfle incarnat, RGI-trèfle incarnat et RGI-trèfle hybride sont étudiées jusqu'en 2011.
ANNE BRÉHIER
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