Le petit-fils de Girophare, Alma, offre mamelle, TP et format. Ses fils conservent ses qualités et ils y ajoutent le potentiel laitier.
L'AN PASSÉ, APRÈS LEUR DIFFUSION SUR INDEXATION GÉNOMIQUE, DES PETITS-FILS DE GIROPHARE (FILS DE PARAPET, OUZOUS, PUIT) étaient remis sur le marché après leur confirmation sur descendance. Le plus attrayant reste Banania (Orphelin), aujourd'hui en dixième place du classement Isu des taureaux avec ou sans descendance (voir tableaux p. 68-69). On attendait avec impatience la sortie des fils d'Alma, très prisé des éleveurs. Avec 16 776 IAP, il est le troisième taureau le plus utilisé en 2011. En 2012, ses 16 791 IAP le hissent en deuxième position. Il développe le squelette et améliore nettement la mamelle et sa santé (cellules, mammites cliniques), de quoi effectivement séduire les éleveurs. Les six Alma actuellement commercialisés ont un profil laitier supérieur mais sont un cran en-dessous en conformation squelette et mamelle. Les accouplements réalisés ont véritablement joué la carte de la complémentarité. On aurait préféré que les jeunes mâles aient pris le meilleur de la voie maternelle et paternelle mais, au final, cela donne des géniteurs assez équilibrés.
GRÂCE À SORCIER, HACHILLE EST LE MOINS APPARENTÉ
Les éleveurs attachés à la performance laitière sans renoncer aux taux (phénomène de dilution logiquement attendu) pourront choisir parmi les trois Alma à plus de 800 kg en lait : Génial Isy, Hantilly et Hachille. Rappelons en effet que la règle en sélection génomique est un recours parcimonieux du jeune mâle choisi et de ses demi-frères dans le troupeau.
Les grands-pères maternels laitiers Rubafix (pour Génial Isy et Hantilly) et Sorcier (Hachille) ont pleinement joué leur rôle. Alma aussi. Sous son impulsion, les trois jeunes ont un effet très positif sur le TP (index supérieur à 1, voir tableau ci-dessous). Néanmoins, leur accouplement doit être conçu avec soin. La présence des deux grands courants de sang Girophare et Valabri dans les pedigrees de Génial Isy et Hantilly pénalisent leur variabilité génétique. Cela se traduit par un coefficient de parenté femelles supérieur à la moyenne de la race (5,6 % et 5,5 % contre 5,3 %). Hachille s'en sort mieux. Avec 5,1 %, il est l'Alma le plus variable. L'explication revient à Sorcier, son grand-père maternel. Il appartient à la famille Paramètre-Baryone qui pèse beaucoup moins dans la population que la branche Paramètre-Diamètre. Sorcier n'a d'ailleurs que 195 filles dans son indexation.
À noter aussi que Gaelik (Sortain) est le seul à améliorer l'aptitude bouchère, même si c'est de façon minime, sur un squelette développé (taille et poitrine profonde).
CONSEILS D'ACCOUPLEMENT DE JÉRÔME BOCQUET
« Hantilly, Gaelik et Hachille sont à éviter sur génisses. Privilégier les descendantes de Jacquard (Topique), la lignée Delgado via Lamballe (Totain) et Livarot (Trifolium et Tranquital) pour renforcer le TP, la morphologie et les fonctionnels. Génial Isy, Hemir Isy et Halifax, utilisables sur génisses, sont envisageables sur les premières filles d'Upérise et Ulozon. »
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