Le dispositif repose sur un fonds spécial de 50 millions d'euros et un protocole entre l'État et les banques pour relancer le secteur laitier.
Le 16 mars 2016, le ministère italien de l'Agriculture et l'Association des banques italiennes (Abi) ont signé un protocole d'accord visant à favoriser la relance du secteur laitier via un moratoire de 30 mois des créances bancaires des éleveurs. Selon le communiqué du ministère, cet accord repose sur un mécanisme de suspension des échéances bancaires via un fonds pour la restructuration des dettes.
« Il faut des réponses nouvelles pour faire face à une des crises structurelles les plus importantes du secteur laitier européen », a déclaré Maurizio Martina, le ministre. Le moratoire, financé par un fonds spécial de 50 millions d'euros, « est un pas en avant concret ». Le protocole prévoit également que les banques participantes peuvent offrir de meilleures conditions que celles prévues par l'accord.« Un bol d'oxygène »
La Coldiretti, principale association d'agriculteurs italiens, s'est félicitée de cette annonce, en évoquant « une réponse importante à nos revendications pour donner immédiatement un bol d'oxygène » aux éleveurs confrontés à des prix de vente « inférieurs aux coûts de production ». Elle souhaite que l'accord soit étendu aux autres secteurs de l'agriculture.
En outre, « il est important que le moratoire s'accompagne au niveau communautaire [...] d'une obligation d'indiquer sur les étiquettes la provenance des produits dérivés de la viande et du lait, comme l'a aussi demandé la France », a ajouté l'association.
AFP
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
L. Jacquin et J. Lecrosnier : « Robot et pâturage ne sont pas incompatibles »
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs