La croissance de production mondiale au premier semestre laissait craindre une année 2012 médiocre, mais les conditions climatiques dans plusieurs régions du monde ont retourné la tendance. Soumis à une sécheresse historique, les Etats-Unis ont annoncé mi-août une révision à la baisse sur leur production en 2012. Et la décapitalisation en cours du cheptel laitier entraînerait une baisse de collecte de 0,5 % en 2013. Ce message du troisième exportateur mondial, qui représente 10 % des échanges mondiaux, a fait rebondir les cours. Si on ajoute à cela une prévision de collecte stagnante au deuxième semestre dans l'UE, la reprise semble durable. Son intensité dépendra du niveau de redémarrage de la production dans l'Océanie. Les exportations européennes sont aussi soutenues par la dépréciation euro/dollar. Conséquence : la cotation de la poudre 0 % a gagné 300 €/t début août. La hausse sur le beurre est plus modérée, atténuée par des stocks privés importants dans l'UE (133 000 t) et une demande mondiale moins pressante que sur les protéines.
COMMENT INTERPRÉTER CES GRAPHIQUES ? La courbe verte correspond à un prix moyen du lait en France. En juillet, l'estimation d'Atla (Association des transformateurs de lait) l'établit à 329 €/1 000 l. La courbe jaune correspond à la valorisation en beurre et poudre d'un litre de lait collecté. Atla estime qu'elle est à 246 €/1 000 l. En juillet, la valorisation beurre-poudres était inférieure de 83 € au prix moyen du lait payé aux producteurs.
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