Vaches de réforme : baisse saisonnière mais avantage de 10 % sur 2010
Malgré de fortes disponibilités sur le marché français, les prix des vaches de réforme ont connu des sommets fin août. Les abattages de laitières auraient été supérieurs de 13 % en août et ceux d'allaitantes de 6 %. Mais cela n'a pas eu d'effet baissier puisque l'offre allemande n'était pas au rendez-vous. La bonne conjoncture laitière dans ce pays a incité à prolonger la carrière des vaches en lactation. Chez nous, la perspective de faibles réserves fourragères et les prix élevés de l'aliment ont incité à profiter des prix.
Jeunes bovins : moins nombreux et plus demandés
Dès le mois de juin, la production de jeunes bovins s'est orientée à la baisse, faisant suite à des abattages anticipés par crainte de fort déficit fourrager. Cette baisse s'est confirmée pendant l'été, tandis que la demande en vif était particulièrement active en direction du Liban, qui passait même devant l'Italie, laquelle devançait à peine les pays du Maghreb. Cette soudaine demande s'expliquait par la hausse du cours mondial de la viande et par la réorientation du marché allemand vers la Turquie.
Maigres : l'amélioration du cours de la viande réveille le marché
Une petite amélioration des cours a été notée pour la plupart des catégories d'animaux maigres, notamment les 12-24 mois qui ont pris plus de 30 c en six mois du fait de la demande italienne. En revanche, le marché des animaux de l'année est plus hésitant car les Italiens freinent la hausse. Mais le Maghreb et la Turquie pourraient être acheteurs. Surtout, l'amélioration importante des cours des jeunes bovins devrait inciter les engraisseurs français à mettre davantage en place, car les pluies ont parfois permis de rattraper une partie du manque fourrager.
Veaux : petite hausse grâce à une production faible
La météo estivale a été favorable à la consommation de veau, au point qu'il a fallu recourir plus qu'à l'ordinaire aux importations néerlandaises. Cette demande a fait augmenter les cours dans les deux pays. Elle n'a pas pour autant amélioré les cours des petits veaux qui, pour les 45-50 kg, se retrouvent au même niveau que les années précédentes, à moins de 90 €. Ainsi les intégrateurs verrouillent leurs achats d'un côté pendant qu'ils engrangent 10 % d'amélioration sur le produit fini. Il est vrai que l'aliment a augmenté.
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