Avec une production laitière inhabituellement élevée pendant tout l'été (+ 5 à 9 %), la France tire la collecte européenne à la hausse (2,3 %), c'est un fait nouveau. Aux Etats-Unis, la croissance de la production s'est ralentie (+ 1,5 %). Elle a été freinée aussi en Australie du fait des conditions climatiques. Quant à la Nouvelle-Zélande, il est trop tôt pour juger du démarrage de la campagne. Face à cette offre mondiale en légère hausse, la demande, qui avait marqué le pas cet été, a repris. C'est d'abord la Russie qui importe actuellement de grosses quantités de fromages, débouchés dont profitent les transformateurs allemands et néerlandais. Aidée par une parité €/$ favorable, l'UE profite aussi d'une hausse de la demande en poudre 0 %. Le marché des produits industriels ne présente donc pas de déséquilibre. Pour preuve, les cotations françaises restent à des niveaux très élevés. Pour la suite, il faudra apprécier la production néo-zélandaise et espérer que la crise financière n'affecte pas la croissance mondiale et la consommation des pays acheteurs.
COMMENT INTERPRÉTER CES GRAPHIQUES ? - La courbe verte correspond à un prix moyen du lait en France. En août 2011, l'estimation d'Atla (l'association des transformateurs de lait) l'établit à 355 €/1 000 l. La courbe jaune correspond à la valorisation en beurre et poudre d'un litre de lait collecté. Atla estime qu'elle est à 313 €/1 000 l. En août 2011, la valorisation beurre poudres était inférieure de 42 € au prix du lait payé aux producteurs.
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