Vaches de réforme : amélioration grâce à la baisse de la concurrence
Les sorties de vaches allaitantes permettent de maintenir un bon niveau d'abattage moyen (4 % par rapport au début 2010) malgré une offre limitée en laitières. Cette abondance ne fait pourtant pas baisser les cours. La concurrence extérieure, sur laquelle jouent traditionnellement les grandes surfaces, ne permet pas de faire pression : la production irlandaise est en baisse et ses prix flambent. Celle de l'Allemagne, en baisse également, est utilisée en interne pour compenser la chute des consommations de porcs et de volailles et les exportations de jeunes bovins.
Jeunes bovins : fléchissement peut-être temporaire
Une demande italienne hésitante, des achats turcs moins actifs : cela suffit à infléchir les cours. Les mouvements sociaux qui affectent les pays du pourtour méditerranéen rendent les exportateurs prudents, et cela n'ouvre pas les débouchés espérés. Là encore, le marché allemand joue un rôle : après avoir enflammé les cours en début d'année pour cause de spéculation sur le marché turc, les prix ont fléchi en février. Mais les disponibilités françaises devraient baisser dans les prochains mois, ce qui permet d'espérer.
Maigres : redressement des cours pour les plus légers
Le manque de réserves fourragères et la hausse des prix des céréales limitent les achats des engraisseurs français qui craignent pour la rentabilité de leur atelier. Cette prudence libère des animaux pour l'exportation, notamment vers la Tunisie et le Maroc. Cela permet un redressement des cours des animaux légers. Mais les lourds, traditionnellement destinés à l'Italie, sont encore dévalorisés bien qu'en petite hausse. Pour ces animaux, les achats algériens et libanais ont été insuffisants pour inverser la tendance.
Veaux : redressement sur fond de baisse de production et de consommation
Certes, les cours officiels sont plus élevés que l'an dernier, quoique tout aussi stables, démontrant que la maîtrise des intégrateurs est toujours ferme. En effet, cette hausse de 5 % ne règle rien : elle revient à faire payer plus cher les consommateurs qui mangeront de plus en plus de viande de veau néerlandaise, puisque la production intérieure est en baisse de 4 % sur les premiers mois alors que la production hollandaise augmente de 6 %. Pendant ce temps, le petit veau n'a repris que 35 € au premier trimestre.
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