En mars, à l'approche de la fin de campagne, la collecte française reste à un niveau élevée : + 6,6 % au-dessus de 2010. Et le pic d'avril pourrait être plus haut. Les capacités de transformation, notamment les installations de séchage, sont saturées, d'où la baisse observée des cotations du lait spot. La poudre de lait écrémée a connu aussi une alerte en mars, avec une baisse de 400 €/t sur la cotation Atla. Le lactosérum, qui était monté à plus de 1 000 €/t, a suivi. Les économistes de la filière n'y voient qu'une correction normale, après la flambée de janvier et février (l'Algérie avait acheté des quantités importantes). Globalement, les fondamentaux du marché n'auraient pas bougé avec une demande mondiale toujours supérieure à l'offre. Les crises au Maghreb et au Moyen-Orient n'auraient pas perturbé la demande. Si quelques acheteurs ont pu jouer la baisse, ils devraient revenir rapidement aux achats. Le beurre est toujours en situation de quasi-pénurie avec des prix de contrats à plus de 4 000 €/t et des prix de facturation qui s'en rapprochent.
COMMENT INTERPRÉTER CES GRAPHIQUES ? La courbe verte correspond à un prix moyen du lait en France. En février 2011, l'estimation d'Atla (Association des transformateurs de lait) l'établit à 320 €/1 000 l. La courbe jaune correspond à la valorisation en beurre et poudre d'un litre de lait collecté. Atla estime qu'elle est à 346 €/1 000 l. En février, la valorisation beurre-poudre était donc supérieure de 26 € au prix moyen du lait.
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