Les investissements récents consentis dans la transformation par l'ULM apportent un service nouveau aux clients transformateurs. Ils visent à capter de la valeur ajoutée au bénéfice des livreurs.
La stratégie qui a conduit la coopérative meusienne à s'affranchir des quotas depuis deux ans, en laissant la porte ouverte aux projets de développement et à de nouvelles adhésions, porte ses fruits. En effet, la collecte a augmenté de 7 % en 2014, soit 360 millions de litres livrés par 702 exploitations. Pour 2015, les intentions de production sont en augmentation de 5 %. « Notre politique d'ouverture vise à satisfaire les besoins en lait supplémentaires de nos clients et partenaires qui ont des marchés en développement, dans une région où la menace d'arrêt de la production laitière chez certains producteurs menace », rappelle Denis Georges, le président. Cette augmentation s'accompagne d'une meilleure répartition de la production et d'une déclaration prévisionnelle de production transmise par les éleveurs en phase avec la réalité de la collecte (- 1 % d'écart). La coopérative peut ainsi satisfaire la demande de ses clients transformateurs dont les investissements offrent de vraies perspectives : on peut citer Arla, dans l'ouest de l'Allemagne, et sa nouvelle tour de séchage, ou Ermitage et sa tour de séchage de lactosérum.
Création d'une beurrerie
L'investissement réalisé en partenariat avec la coopérative Ermitage dans l'unité de séparation de phase et de concentration du lait, en 2012, apporte également aux clients un service qui permet d'être plus réactifs, afin de diversifier et de sécuriser les débouchés avec la création de valeur ajoutée au bénéfice des adhérents. Ainsi, 140 Ml ont été écrémés et traités à Bras-sur-Meuse et le prix standard payé aux producteurs pour l'année écoulée s'élève à 378,32 €. Et l'ULM ne souhaite pas s'arrêter en chemin. En effet, 2014 a été marquée par la création d'un atelier de fabrication du beurre, opérationnel au début de cette année, et un projet industriel est en discussion avec la coopérative Laitnaa.
JÉRÔME PEZON
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