Vaches de réforme : la reprise est bridée par la concurrence des importations
Alors que traditionnellement les cours reprenaient lentement au premier trimestre, la baisse des abattages de vaches semble insuffisante pour provoquer un net redressement. Le niveau des cours est bas et parfois encore inférieur à celui de l'an dernier qui était déjà faible. Cela s'explique par les cours très compétitifs de l'Allemagne (2,08 € la vache O contre 2,50 € en France) qui font faire un bond de 15 % à nos importations de viande congelée. De même, les vaches O sont à 2 € en Irlande, et les cours anglais sont au niveau de 2008.
Jeunes bovins : difficultés à l'export
Les cours des jeunes bovins sont sur une bonne tendance mais restent quand même inférieurs de 3 à 4 % à ceux de l'an dernier. Là encore, ce n'est pas l'excès de l'offre qui provoque cette stagnation des cours puisque la production est inférieure d'environ 10 %. Ce sont plutôt les difficultés de vente qui expliquent ce manque de dynamisme. Les achats italiens en vif ont baissé de près de 10 %, et nos excédents ont été vendus au Liban et en Afrique du Nord. En viande, la demande italienne a été satisfaite en grande partie par la production locale et les importations d'Amérique du Sud.
Veaux : redémarrage de la consommation et des cours
À force de contenir les cours (+ 10 c en un an), il semble que la stabilité ait eu des effets jusqu'au détail. La viande de veau offre aussi l'avantage de laisser peu de déchets, ce que savent les ménagères économes et surtout les collectivités. La consommation a donc augmenté de 6 % pendant que le boeuf baissait de 5 %. Au point que les importations depuis les Pays- Bas ont été davantage sollicitées pour satisfaire la demande française. La remontée des cours se poursuivra-t-elle malgré l'augmentation de la production qui a été programmée pour le premier trimestre ?
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