« Des éleveurs sont en difficulté pour des raisons financières ou de santé. D'autres, en fin de carrière, préféreraient arrêter le lait s'ils en avaient la possibilité. Il faut qu'ils quittent dignement le métier. Les pouvoirs publics, responsables de la politique laitière libérale, doivent financer un plan de cessation d'activité bien au-delà de ce qui existe aujourd'hui par les pénalités laitières. Cette politique doit être volontariste pour donner aux éleveurs l'envie d'arrêter. Le programme actuel ne répond pas à ceux qui en ont véritablement besoin. Il faut mettre en place ce plan de cessation rapidement. Il apportera une bouffée d'oxygène aux producteurs qui manquent de volumes pour diluer leurs charges de structure. Il n'est pas question d'en attribuer à ceux qui sont en sous-réalisation ou qui ne maîtrisent pas leurs coûts. Les organisations syndicales doivent se mobiliser sur cette politique plus ciblée. Elle doit aussi être régionale. La gestion départementale des quotas est contreproductive pour une filière compétitive. »
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