Vaches de réforme : le reflet de la baisse du pouvoir d'achat des ménages
Alors que le prix moyen toutes catégories stagne à 20 c au-dessous de son niveau des autres années, celui des vaches laitières est même inférieur de 30 c à celui de 2008 et ne s'élève, fin août, qu'à 2,66 €. La reprise habituelle de l'été n'a pas eu lieu cette année. En revanche, si la baisse habituelle de l'automne se produit (de 30 à 40 c), on risque de descendre encore plus bas cette année et de frôler les 2,30 €. Il faut sans doute y voir la conséquence à la fois de la baisse de la demande des ménages et de l'augmentation des réformes de vaches allaitantes.
Jeunes bovins : le maintien grâce aux achats italiens
Bien que sa baisse par rapport à l'an dernier soit moins importante que celle des vaches, le cours du taurillon stagne, malgré quelques velléités de reprise en été grâce à la demande touristique. La meilleure tenue des cours s'explique par le bon tirage des exportations en carcasses vers l'Italie et la Grèce et les ventes en vif sur l'Italie, l'Algérie et le Liban. La baisse des abattages et des disponibilités en Italie a bénéficié à l'offre française, mais la baisse de la consommation de viande bovine dans ce pays n'est pas un élément rassurant.
Maigres : offre limitée, perspectives positives
Le gros problème était celui des jeunes femelles, dont le prix avait chuté de 10 % après le décrochage d'avril. Une partie a été exportée vers l'Italie et l'Espagne. Les choses devraient s'améliorer avec les besoins de remplacement dans les troupeaux allaitants. Pour les autres catégories, la baisse des naissances au premier semestre (-12 %) devrait limiter l'offre de l'automne et tenir les cours. Par ailleurs, le soutien à l'engraissement que les autorités italiennes proposent devrait être favorable aux ventes françaises.
Veaux : consommation en berne
Publicité ou non, Pentecôte ou pas, la consommation baisse. Mais les cours du veau sont d'une stabilité inébranlable qui semble indiquer que ce n'est plus un marché. En revanche, les intégrateurs pratiquent les ajustements entre les coûts de production, surtout aux dépens du prix du petit veau, plus rarement sur le prix des farines. Après la reprise du second trimestre, qui l'a porté jusqu'à 170 €/tête (contre 210 en 2006), le prix moyen du petit veau revient à ses minima (110 €) sous l'effet de la baisse des mises en place des firmes intégratrices.
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