Vaches de réforme : peut-être la stabilisation.
Après une petite reprise des cours lorsque les abattages ont diminué pendant le deuxième trimestre, les prix des vaches laitières se sont orientés à la baisse début juin. Il faut sans doute y voir l'impact de la concurrence des jeunes bovins, dont les prix ont beaucoup baissé au même moment. L'espoir de voir la reprise saisonnière habituelle se dessiner au début de l'été est limité, car on annonce des abattages à nouveau en augmentation et une consommation toujours aussi peu active. La consommation a repris sa baisse dès le mois de juin : - 5,8 %.
Jeunes bovins : dépendants des marchés italien et allemand peu porteurs
Les cours des taurillons sont en baisse depuis janvier : la perte est presque de 0,40 €. Cette évolution est assez paradoxale car la production est en baisse et les exportations sont assez actives, ce qui devrait pousser les prix à la hausse. Mais les cours italiens et allemands ont fortement chuté, ce qui entraîne le marché français vers la baisse car il est très dépendant de ces deux acheteurs. La sortie prochaine en Italie des animaux maigres de l'automne dernier ne permet pas de prévoir encore la reprise.
Maigres : petit espoir d'amélioration
Les exportations tournent au ralenti, car les ateliers italiens ne sont pas encore libérés par les bêtes achetées tardivement à l'automne dernier. Seules les femelles sont particulièrement difficiles à placer. Pour le reste, l'offre est assez limitée à cette saison. Il semble cependant qu'il y ait un petit espoir de revalorisation cet été et à l'automne, car les naissances de ce printemps ont été moins nombreuses, et il risque donc de manquer des animaux à la décharge des herbages. Les Italiens devront bien se porter à nouveau acquéreurs.
Veaux : des petits très demandés
La stabilité des cours devient caricaturale. Production et consommation reculent de concert, laissant les prix contractuels de marbre et montrant que le lien est parfaitement maîtrisé par les entreprises intégratrices. Cependant, le nombre de petits veaux diminuant et ceux-ci étant demandés pour d'autres usages, notamment pour en faire des JB, leur prix a augmenté régulièrement depuis le début de l'année, passant de 90 € à 174 €/tête, mais encore loin des 270 € de 2006.
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Le bale grazing à l’essai
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Viande bovine : « Le rendez-vous avec la demande mondiale est manqué par l’UE »
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Annie Genevard annonce 300 M€ supplémentaires face à la crise agricole