La conjoncture laitière affiche une grande stabilité depuis le début du mois de décembre. La collecte française reste toujours en baisse entre 3 et 4 % par rapport à l'an dernier. Dans toute l'Europe, la hausse des coûts alimentaires n'incite pas à produire plus du lait. Cette offre limitée maintient les cotations des produits industriels à des niveaux élevés. Le prix du beurre qui d'ordinaire fléchit fin décembre est resté stable car les entreprises ont peu de stocks. Les cotations des protéines sont très au-dessus de l'an dernier dans un marché tendu par le manque de disponibilité. Cette conjoncture de prix hauts ne changera pas jusqu'à fin mars et les contrats du deuxième trimestre s'annoncent sur cette même tendance. Les cours européens de la protéine sont aujourd'hui au niveau des prix mondiaux, mais les opérateurs français ont moins de produits à exporter. La demande du marché mondial ne faiblit pas et la Nouvelle-Zélande écoule sa production sans difficulté. Son retrait saisonnier pourrait créer une nouvelle tension sur les cotations européennes.
COMMENT INTERPRÉTER CES GRAPHIQUES ? La courbe verte correspond à un prix moyen du lait en France. En décembre, l'estimation d'Atla (Association des transformateurs de lait) l'établit à 293 €/1 000 l. La courbe jaune correspond à la valorisation en beurre et poudre d'un litre de lait collecté. Atla estime qu'elle est à 328 €/1 000 l. En décembre, la valorisation beurre-poudres était supérieure de 35 € au prix moyen du lait payé aux producteurs.
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