Croissance de la population mondiale, réchauffement climatique, pollution de l'eau… Les défis à relever par l'agriculture sont nombreux. La plupart des éleveurs le savent, sans pouvoir identifier précisément le rôle qu'il leur appartient de jouer. La première coopérative de France, Terrena, y a réfléchi et a décidé de s'engager dans l'agriculture écologiquement intensive (AEI).
Elle s'appuie notamment sur la réflexion de Michel Griffon, agronome, grand connaisseur des problématiques agricoles de la planète. Mais la coopérative s'inspire aussi des techniques mises en oeuvre par ses adhérents. Son salon aux champs, organisé fin mai à Saint-Jean-de-Linières (Maine-et-Loire), a attiré 10 000 personnes, surtout des agriculteurs. L'objectif était de montrer ce qui peut être fait à l'échelle de l'exploitation pour produire des denrées en quantité suffisante, de manière compétitive mais propre.
Pour les éleveurs laitiers, les pistes sont multiples. Ils peuvent réduire le coût énergétique de la production via l'utilisation de récupérateurs de chaleur dans le bloc de traite, ou encore d'abreuvoirs alimentés par une pompe reliée à un panneau solaire. Et savez vous que dans la fabrication d'un aliment, le coût carbone du transport ou du process industriel pèse peu ?
C'est la culture elle-même, notamment du fait de l'utilisation des engrais, qui alourdit le coût environnemental. En améliorant les itinéraires techniques au champ, on allège le coût carbone des produits laitiers.
Ces préoccupations vont monter en puissance. Dès 2011, le coût carbone des produits alimentaires devra figurer sur l'emballage. Terrena va le mentionner sur ses aliments dès cet été. Elle va jouer à plein sur l'avantage que lui confère sa structure : coopérative polyvalente, elle peut intervenir du champ à la sortie de l'usine.
PASCALE LE CANN
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