« L
'accord signé en février entre les producteurs auvergnats et leurs entreprises fait figure de planche de salut dans un contexte de crise durable de la filière laitière. C'est justement en période de crise qu'il convient de prendre des décisions porteuses d'avenir », analyse Pascal Servier, président de l'Association des producteurs de lait de la zone AOC saint-nectaire. Pour préserver une équité maximale entre producteurs engagés dans les cahiers des charges AOC, une prime de 30 €/1 000 l a ainsi été attribuée au prorata du litrage transformé. Elle émane d'une cotisation volontaire obligatoire (CVO) appliquée par les metteurs en marché sur tous les kilos de fromages vendus à compter du 1er mars 2009, incluant rétroactivement le lait produit depuis le 1er janvier. En saint-nectaire, avec un pourcentage de transformation de 85 %, la prime s'élève à 25 €/1 000 l. 20 % sont retenus pour la communication des AOC auvergnates. Avec un quota moyen de livraison de 160 000 l par exploitation, les éleveurs de la zone saint-nectaire vont percevoir une « rallonge » de 3 200 € en 2009. Les entreprises ont réglé deux premiers acomptes couvrant le premier trimestre 2009. « Avec un prix de base de 276,80 €/1 000 l en 2009, c'est une petite bouffée d'oxygène, mais un grand pari sur l'avenir. La CVO, dont le décret est passé au Journal officiel en octobre, représente 9 millions d'euros sur l'ensemble des AOP d'Auvergne. Les 2 millions d'euros consacrés à la communication doivent faire “décoller” nos fromages. »
MONIQUE ROQUE
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