L'Agence recense dans un rapport « l'existence d'un grand nombre de produits et substances (molécules, plantes, extraits de plantes et micro-organismes) utilisés comme alternatives aux antibiotiques ». Mais elle souligne aussi « l'hétérogénéité des données disponibles pour en évaluer l'innocuité et l'efficacité, ainsi que leur capacité à sélectionner des bactéries résistantes », selon un communiqué publié vendredi.
L'Anses estime donc qu'il est d'abord nécessaire « d'engager une réflexion pour définir, pour les principales filières animales concernées, les classes d'alternatives qui devraient faire en priorité l'objet de travaux approfondis pour lever les incertitudes sur leur efficacité et leur innocuité ».
L'Anses recommande également de « porter la question du statut juridique de ces produits au niveau européen dans le cadre du plan de lutte contre la résistance aux antibiotiques, afin que soient étudiées la pertinence et la faisabilité de créer un statut spécifique pour les produits induisant la réduction de l'usage des antibiotiques, sans les considérer comme des médicaments vétérinaires ».
L'utilisation excessive ou inadaptée d'antibiotiques chez l'homme et l'animal contribue à l'amplification de la menace émanant de la résistance aux antibiotiques. Or, ce phénomène pourrait causer dix millions de décès par an d'ici à 2050, selon une étude britannique récente.
La France a lancé en 2012 un plan gouvernemental pour faire baisser le recours aux antibiotiques en santé animale que ce soit pour des élevages ou des animaux de compagnie. En cinq ans, leur usage a chuté de 37 %, a indiqué en octobre dernier le ministère de l'agriculture.
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