Menu

Chez les éleveurs de l'OuestL'herbe comme solution à l'autonomie protéique

Pour plus d'autonomie protéique, les éleveurs de ruminants sont centrés sur la production et l'autoconsommation de fourrages riches en protéines, contrairement aux éleveurs de porcs ou volailles qui cherchent plutôt une réduction des besoins en protéines. (©Terre-net Média)
Pour plus d'autonomie protéique, les éleveurs de ruminants sont centrés sur la production et l'autoconsommation de fourrages riches en protéines, contrairement aux éleveurs de porcs ou volailles qui cherchent plutôt une réduction des besoins en protéines. (©Terre-net Média)

Dans le cadre du projet Sit'Prot'In, des éleveurs de l'Ouest ont cité les leviers qu'ils envisagent pour améliorer leur autonomie protéique. Ce qui ressort surtout, c'est la production de fourrages riches. Mais certaines pistes ont clairement été abandonnées car pas adaptées aux systèmes.

Les chambres d’agriculture de Bretagne, de Normandie, de Nouvelle-Aquitaine et des Pays de la Loire ont lancé un projet commun autour de l'autonomie protéique en interrogeant des éleveurs, techniciens et conseillers au cours de l'année 2021. L'objectif : centraliser l'ensemble des références existantes pour les faire connaître. Et chez les éleveurs ruminants, le top 3 des leviers actionnés pour améliorer l'autonomie protéique est :

- Augmenter la part d'herbe dans le système fourrager,

- Récolter ou pâturer les dérobées,

- Réaliser des ensilages d'herbe précoces.

L'autonomie protéique par les fourrages

« Les solutions les plus mises en œuvre et plébiscitées par la majorité des éleveurs de ruminants sont toutes des leviers fourrages et cela autant par les éleveurs laitiers que les éleveurs allaitants », explique Jean Marc Seuret, chargé de mission à la chambre d’agriculture de Bretagne. « L’analyse des fourrages est aussi un levier utilisé afin de mieux ajuster la complémentation et ainsi ne pas gaspiller le correcteur azoté. »

Encore du progrès à faire du côté des protéagineux

La moitié des éleveurs interrogés disent avoir abandonné au moins une mesure mise en œuvre pour être plus autonome. Parmi elles :

- les mélanges céréales-protéagineux ensilés ou en grain pour des questions de rentabilité ou manque d'équipement,

- la culture et l'autoconsommation des protéagineux (pois, lupin, féverole, colza),

- la luzerne ou le trèfle violet (par manque de temps),

- et en dernier la réduction du niveau azoté des rations (par crainte d'une baisse des performances du troupeau).

L'expert complète : « Une autre solution n’a pas été envisagée, car très peu connue des éleveurs de ruminants : c’est l’amélioration de l’équilibre en acides aminés des rations (lysine et méthionine) qui permet de réduire l’apport de tourteau de soja dans les rations sans altérer la production des vaches laitières. Les éleveurs évoquent un manque de références disponibles sur le sujet ou un déficit d’accompagnement. »

Réagir à cet article

Sur le même sujet