Passer sur un nouvel ensilage de maïs demande quelques précautions pour ne pas trop perturber la flore ruminale des vaches. D'autant plus lorsque les valeurs alimentaires de ce nouveau maïs diffèrent du précédent.
L'heure est à l'ensilage pour certains, à l'ouverture d'un silo de report pour d'autres. Quoi qu'il en soit avant chaque changement, pensez à l'analyse de fourrage. Réalisée en vert ou sur du fermenté, elle guidera la transition alimentaire.
C'est notamment ce qu'a fait Étienne Fourmont dans la Sarthe qui a entamé son dernier silo de maïs 2020 en attendant l'ensilage 2021. L'éleveur a alors vu sa production chuter de 3 à 4 kg de lait. L'analyse révèle en effet un taux de matière sèche élevé (39,1 %), un manque d'amidon (200 g) et peu d'UFL (0,89), une différence liée à la récolte plus tardive sur ce maïs. Pour diminuer la matière sèche de la ration, il a fait le choix d'ajouter de l'eau au mélange. Il l'explique dans la vidéo ci-dessous :
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« J'ajoute environ 500 l d'eau pour ma ration de 75 vaches laitières (4 tonnes de mélange au total). » Toujours intéressé par d'autres avis, il sollicite son réseau sur les différentes techniques possibles. Certains lui font remarquer que « même si l'eau permet d'augmenter l'ingestion du maïs, ça ne résout pas le problème d'amidon manquant. » Et en effet, il ne le précise pas dans la vidéo mais Étienne a aussi revu les quantités d'orge distribuées au robot. D'autres lui recommandent de passer sur de l'aliment liquide (en pur ou dilué dans l'eau) pour apporter de l'appétence et du sucre dans la ration.
Comme lui, d'autres éleveurs ajoutent aussi de l'eau dans la ration et pratiquent même la méthode du compact feeding (ration humide totalement mélangée grâce au hachage) pour limiter le tri. Ils se facilitent même la préparation au quotidien en réalisant un prémix hebdomadaire à l'avance.
Parmi les commentaires sous la vidéo, des collègues lui suggèrent également d'ajouter plutôt des pommes de terres (en partie écrasées pour libérer de l'eau en partie entières pour l'amidon), ou encore des betteraves fourragères à sa ration. L'éleveur y songe pour les années à venir. En attendant, il devrait récolter du maïs humide d'ici un mois.

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