L’envolée des prix des matières premières agricoles, amorcée au cours de l’été 2020, se poursuit et inquiète les industriels de l’alimentation animale. Ainsi, les cotations en blé tendre fourrager sont passées de 184 €/t en juin 2020 à 218 €/t le 6 janvier, souligne le Snia dans un communiqué du 7 janvier. Le syndicat précise que le constat est identique en ce qui concerne l’orge, le soja et le colza.
« Cette hausse importante des prix sur les céréales et les tourteaux d’oléagineux résulte de plusieurs paramètres, qui préfigurent une tendance amenée à s’installer pour encore quelques mois selon les analyses de marchés », précise le président du Snia, François Cholat. En cause, une récolte de maïs décevante dans les principaux pays producteurs, la forte demande chinoise en soja, et les restrictions d’exportations dans certains pays qui souhaitent privilégier leur marché intérieur, comme la Russie. Par ailleurs, l’incertitude demeure sur le soja brésilien en raison des conditions climatiques. Parallèlement, la récolte européenne de colza a enregistré une baisse de - 3,3 Mt (- 4,7 %) cette année en raison des conditions climatiques difficiles au moment de l’implantation.
Maintenir la compétitivité
Dans ce contexte, les fabricants d’aliments « travaillent d’arrache-pied pour trouver des solutions afin de limiter au maximum le surcoût pour l’élevage français » et maintenir leur compétitivité, indique le Snia. Plusieurs axes de travail existent : diversification des flux d’approvisionnement, révision des formules, optimisation des coûts logistiques…
Néanmoins, « l’exercice a ses limites et l’augmentation du coût de l’alimentation des animaux liée à celle des matières premières est une réalité que les filières françaises doivent intégrer dans leur stratégie », prévient le président du Snia.
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