Alors que des engagements avaient été pris en 2022, année particulièrement sèche où l’outil satellite de détection des pertes sur prairies avait présenté de grosses failles, la FNB, la FNO, la FNEC et la FNPL pointent maintenant du doigt les problèmes plus globaux du dispositif de gestion des risques. « Malgré les engagements, aucune avancée n’est à noter », peut-on lire dans le communiqué conjoint des fédérations.
Autre point : cette campagne 2024 ne sera pas marquée par le sec mais plutôt par l’excès d’eau et rien n’est prévu en ce qui concerne les pertes associées. « Devant l’impossibilité d’avoir, pour cette campagne, un dispositif fonctionnel, notamment pour la gestion des pertes liées à la grêle ou aux excès d’eau, les représentants des éleveurs de ruminants demandent aux pouvoirs publics de se saisir du problème, en lançant si nécessaire des expertises de terrain et des résultats de l’OPNH [observatoire national de la pousse de l’herbe, NDLR], afin d’indemniser tous les éleveurs qui ont subi des pertes ! »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le bale grazing à l’essai
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Une conduite soignée des génisses pour vêler à 23,1 mois
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs