Quelque 27.500 tonnes de viande bio ont été abattues en 2014, toutes catégories confondues (bovins, ovins et porcins), a annoncé lundi l'Interprofession bétail et viande (Interbev) dans un communiqué. Les bovins représentent les deux tiers des volumes de viande bio et les porcins près d'un tiers. Pour la seule filière bovine, la progression des volumes abattus est de 15 % en raison de « la bonne disponibilité en bovins bio, tout particulièrement au second semestre 2014. Elle a permis aux opérateurs de répondre aux attentes du marché », explique le communiqué.
Le nombre important de bovins élevés de manière biologique s'explique par l'augmentation des élevages certifiés (+ 6 % en 2014), « et surtout par le maintien des prix bio, quand ceux du conventionnel ont diminué », souligne Interbev. « La stabilité des cours a également incité les producteurs à bien valoriser leurs animaux bio dans ce circuit », estime l'interprofession. « Les animaux abattus sont surtout des vaches », mais la production de veaux se développe, ainsi que celle de bœufs, « catégorie particulièrement adaptée à la bio (croissance lente, à l'herbe) ».
En revanche, la filière porcine stagne avec une progression de 1 % des volumes abattus. « Cela résulte d'un travail de la filière qui a souhaité modérer les conversions (à l'agriculture bio, ndlr) en 2013, afin de conforter d'abord le marché », explique Interbev.
Dans la filière ovine, malgré le tout petit volume global, les abattages ont progressé de 15 % grâce à des efforts de commercialisation de l'agneau bio.
Les éleveurs bovins conventionnels, qui se disent étranglés par la chute des prix de la viande, ont bloqué la semaine dernière près d'une vingtaine d'abattoirs à travers la France avant d'arracher un accord sur une revalorisation du prix payé aux producteurs par les abattoirs et la grande distribution.
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