« Le ministre de l'Agriculture et tous les membres du gouvernement sont évidemment au côté des agriculteurs, notamment des filières qui peuvent être en difficulté à cause du contexte économique et de l'embargo russe. Je tiendrai dans quelques jours un comité interministériel pour mettre en œuvre toutes les mesures que nous avions commencé à travailler cet automne dans le cadre des assises de la ruralité. Car il faut que les territoires péri-urbains, les espaces ruraux n'aient pas ce sentiment d'abandon qu'on a pu avoir par le passé », a déclaré le Premier ministre, en visite au Salon de l'agriculture.
« Les agriculteurs savent aussi ce qu'ils doivent aux pouvoirs publics, particulièrement à l'Europe. Voter Front National, c'est détruire ce modèle européen qui a aussi soutenu l'agriculture française », a développé Manuel Valls alors que le FN est donné en tête des intentions de vote pour les élections départementales (22-29 mars). « Je pense que les valeurs de travail, de solidarité, de mérite, cette volonté de transmettre ce savoir-faire à la jeunesse, cette qualité que l'on ressent ici, sont aux antipodes de ce qu'est l'extrême droite. L'extrême droite et le monde rural ne peuvent pas se retrouver », a insisté le Premier ministre, jugeant qu'« on fait reculer la démagogie, le populisme par une action précise, concrète, des aides, un soutien ».
Le Front national a répliqué par un communiqué : « Comme le président de la République samedi dernier, Manuel Valls, en visite au Salon de l'agriculture, a fait du Front National son obsession numéro un. C'est dire la déconnexion totale du pouvoir avec les Français, qui donne dans la politicaillerie et ignore totalement les graves problèmes qui accablent la France, notamment dans l'agriculture ». « Il nous reproche ainsi de vouloir détruire un modèle européen qu'il vante abondamment alors que ce modèle a appauvri la France, laminé son industrie et mis à mal son agriculture par une concurrence déloyale interne, des normes stupides et inapplicables, et une déréglementation des prix exposant les matières agricoles à la pire spéculation », affirme le parti dirigé par Marine Le Pen.
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