Entre la Place de Breteuil et le Dôme des Invalides, la sortie en ville de ces animaux d'élevage, une première, était destinée à « montrer ce que nous faisons », explique à l'AFP Jean-Luc Chauvel, éleveur de moutons et président du Collectif des races locales de massif (CORAM), organisateur de la manifestation. Aubrac, Abondance, Gasconne, Salers, Tarentaise, Vosgienne, Villard-de-Lans, les races de vache qui ont défilé fleurent les alpages et les hauteurs, des Alpes aux Pyrénées en passant par les Vosges et le Massif Central. Leur point commun est qu'elles sont en général élevées via un système d'estive ou de transhumance, explique M. Chauvel. C'est-à-dire qu'entre le début juin et la fin septembre, elles montent en altitude pour passer l'été et profiter de l'herbe tendre des montagnes, ce qui améliore la qualité de leur viande plus tard.
Le Coram regroupe « 3 millions de brebis et 500 000 bovins » en France, élevés de cette manière dans quelques 40 000 exploitations, ajoute-t-il. Ces races « ont une double vertu », relève-t-il, « sur le plan environnemental, elles occupent des zones qui seraient en friche si elles n'étaient pas là » et, sur le plan des besoins qualitatifs des consommateurs, « elles produisent une viande de grande qualité » ajoute-t-il. « Nous, en montagne, on n'a pas une uniformité comme peut-être dans les grands élevages et on ne veut pas ça parce qu'on est conscient que ce n'est pas une solution et que ce n'est pas vers cet avenir-là qu'on a décidé d'aller. Et c'est cela qu'on vient dire aujourd'hui » à Paris, explique Florent Campello, éleveur d'élégantes vaches vosgiennes, à la tête mouchetées de fines tâches noires.
Au passage du troupeau, Bavlina, spectatrice parisienne, explique « qu'il faut vraiment soutenir les agriculteurs ». « J'adore les vaches », dit-elle. À l'inverse, quelques militants de la cause végane ont manifesté leur opposition à la consommation de viande. Cela n'a pas semblé gêner outre-mesure François Laceppe, éleveur de vaches Salers, pour qui le salon est un « rêve de gosse ». Après le travail de toute une année, « c'est un peu la récompense, la cerise sur le gâteau », dit-il à l'AFP.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
La mécanisation sécurise l’entretien des haies bocagères
Laisser le couple mère/veau laitier ensemble la première semaine : ça a du bon !
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Du poids vif au rendement viande : comprendre où partent les kilos
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »