Samedi dernier, le concours de bétail gras de Pâques à Romenay rassemblait 131 animaux charolais soit plus d’une vingtaine de plus que l’an dernier. La foire bressanne atteignait ainsi l’effectif maximal permis par ses infrastructures. « Des animaux charolais en quantité et en qualité, notamment en génisses et en vaches, avec des bêtes exceptionnelles », confiait avec satisfaction le président du comité, Noël Favre.
Environ 80 % des animaux ont trouvé preneurs à des « tarifs corrects », commentait le président à l’issue du concours. Se comptant sur les doigts d’une main, les jeunes bovins se sont échangés entre 4,20 € et 4,30 € le kilo de carcasse. Les bœufs ont quant à eux été payés 5 euros. Les bonnes vaches ont été vendues entre 4,57 € et 5 euros ; 5,35 € pour un prix d’honneur et jusqu’à 8,50 € pour une bête d’exception. En génisses, les tarifs oscillaient entre 5 euros et 6,10 € avec un prix d’honneur à 7 euros. En culardes, les prix vont de 6 euros à 6,80 € avec des prix d’honneur à 7 euros. Certaines bêtes très bien primées auraient atteint les 11 euros.
Boucherie traditionnelle très dynamique
Comme de coutume, le concours bressan avait drainé de très nombreux acheteurs avec une boucherie traditionnelle très active. Comme s’en félicitait le président des artisans bouchers Pascal Moine, de nombreux bovins de Pâques seront détaillés par des artisans, que ce soit en Bresse, en région chalonnaise, dans l’Ain, en Haute-Savoie, etc… L’autre débouché pour ces bovins de viande sera la grande distribution avec en premier lieu une multitude de supérettes, locales pour la plupart.
Une cinquantaine de bêtes, achetées principalement par Unec, seront abattues à Bigard-Cuiseaux. Feder aurait acheté une douzaine d’animaux et Charolais Horizon une dizaine. Carrefour se serait porté acquéreur de 14 bovins.
Au-delà du concours d’animaux lui-même, cette véritable fête du charolais de Romenay a battu son record d’affluence. Comme toujours, la place du village et le chapiteau des animaux étaient bondés. 300 repas ont été servis le midi et les organisateurs auraient pu en vendre 50 à 80 de plus : « du jamais vu ! », confiait Noël Favre. Un nouveau succès qui consacre définitivement Romenay parmi les grands concours d’animaux de boucherie charolais du département.
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