« Nous avons appris qu'il y a de fortes chances que ce soit un loup qui ait attaqué l'élevage », a indiqué le préfet de Meurthe-et-Moselle, Raphaël Bartolt. Deux brebis ont été tuées et deux autres blessées dans la nuit du 29 au 30 novembre dans une exploitation de Pulney, à quelques kilomètres des départements des Vosges et de la Meuse où des attaques ont déjà eu lieu depuis plusieurs mois.
« Nous avons constaté des trous supérieurs à 3 mm, des victimes broyées avec des vertèbres rompues. C'est caractéristique des grands canidés, mais nous n'avons pas de consommation, propre aux loups. La présence de l'animal n'est donc pas avérée », a expliqué un responsable de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (Oncfs), Daniel Adrian. Les experts n'excluent pas qu'il puisse s'agir d'un gros chien, « puisque nous sommes actuellement en période de chasse », a ajouté Daniel Adrian, alors qu'aucune déjection n'a été retrouvée, empêchant toute analyse génétique. « Nous allons intensifier les patrouilles dans le secteur. Le loup a déjà été identifié dans des départements limitrophes, c'est un territoire de plaines qui correspond à un environnement favorable pour son installation », a souligné le responsable de l'Oncfs.
La Meurthe-et-Moselle compte environ 48.000 ovins, regroupés dans plus de 800 exploitations. En juillet, le Sénat a définitivement adopté un projet de loi sur l'avenir de l'agriculture qui autorise les éleveurs à abattre des loups dans des conditions encadrées, malgré l'opposition des écologistes. La disposition législative est toutefois contraire à la convention de Berne signée par la France qui classe Canis Lupus parmi les « espèces strictement protégées ».
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