Depuis le 2 septembre, et pour la quatrième fois, la Fco est de retour sur le territoire national, et plus particulièrement en Corse. La Confédération paysanne tire la sonnette d'alarme dans un communiqué.
« Le sérotype 1 frappe les troupeaux de brebis laitières en pleine période de mise bas. En plus de la mortalité des brebis et des agneaux, la Fco affecte directement la lactation du cheptel (perte de 40 à 70 %). Sur 360 fermes, 170 sont aujourd’hui touchées. Les conséquences sont très importantes sur les revenus. 50 à 70 fermes sont au bord de la cessation de paiement.
Les pouvoirs publics savaient pourtant que la Fco était présente en Sardaigne depuis octobre 2012. Ils auraient pu lancer l’alerte et agir de manière globale, en anticipant son arrivée sur le territoire corse, avec des solutions adaptées à chaque type d’élevage. Pourtant, contraints désormais de gérer l’urgence, la seule réponse sanitaire apportée est la vaccination sur un cheptel corse déjà touché. Une mesure, déclarée obligatoire, qui sert à justifier la prise en compte économique de la situation, mais ne résout en rien les dégâts déjà causés par la maladie.
Nous demandons donc, d’urgence que les pertes de mortalité soient indemnisées, ainsi que toutes les pertes économiques liées à la non-production de lait. Dans le cas contraire, les conséquences de cette épizootie sur le cheptel spécifique corse pourraient être catastrophiques. Etant donné l’importance de l’élevage de brebis laitières dans l’île, c’est toute l’agriculture corse qui en subira les conséquences.
L’Etat doit assumer ses responsabilités, et indemniser rapidement les éleveurs à la hauteur du préjudice, au lieu de chercher l’économie à tout prix dans des négociations qui deviennent insupportables. La Confédération paysanne a demandé un rendez-vous au ministre de l’Agriculture, sans réponse pour le moment. Via Campagnola étant le syndicat qui représente le plus grand nombre d’éleveurs de brebis laitières sur l’île, nos propositions ne peuvent être contournées. »

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