« En Allemagne, le prix du lait est plus élevé qu'en France, donc on doit trouver des solutions qui portent sur l'intérêt général de l'ensemble de la filière », a expliqué le ministre sur RMC-BFMTV.
Stéphane Le Foll réunit éleveurs, industriels et la grande distribution pour faire le point sur le prix du lait. Au printemps dernier, un médiateur nommé par le gouvernement avait recommandé de revaloriser le prix du lait de 25 euros les 1.000 litres pour permettre aux éleveurs de passer un cap difficile, a-t-il rappelé.
« Maintenant le débat c'est : est-ce que ces 25 euros supplémentaires, on poursuit ? », a-t-il expliqué reconnaissant que « certains transformateurs considèrent aujourd'hui, que compte tenu des problèmes de compétitivité, ils veulent plus ».
Mercredi, les industriels du lait (Fnil) ont tenu à rappeler qu'ils se trouvent dans une « situation critique » en France, coincés entre les hausses de tarifs des producteurs et des distributeurs qui font pression sur les prix.
La réunion de jeudi doit permettre, selon le ministère de l'Agriculture, de « dresser collectivement le bilan » de cette évolution entre tous les acteurs (producteurs, distributeurs, transformateurs). Elle se tient à la demande des producteurs de lait (FNPL) qui reprochent notamment au géant du secteur, le Français Lactalis, de ne pas jouer le jeu et de ne pas appliquer les hausses convenues.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026