« Je vais organiser et forcer chacun dans la filière à faire en sorte qu'on augmente le prix, c'est ce qu'on a fait sur le lait, mais ce sont des acteurs commerciaux privés qui sont en jeu », a déclaré le ministre sur France Info, alors que les éleveurs sont mobilisés ce mardi en faveur d'une hausse des prix. « C'est possible », a-t-il répondu à la question de savoir si une hausse de 25 centimes, comme celle réclamée par la principale organisation, la FNSEA, était réaliste. « Le ministère va s'engager à nouveau pour faire en sorte qu'on puisse revaloriser le prix payé au producteur. Et en même temps, j'ai de gros problèmes aussi sur les transformateurs », a-t-il dit. « Une partie de l'industrie de transformation, les abattoirs de cochon aujourd'hui, sont en grande difficulté aussi », a-t-il prévenu.
Après les producteurs de lait, les éleveurs de porcs ont décidé de se mobiliser mardi, essentiellement dans le Grand Ouest, pour demander une revalorisation du prix de la viande. Les producteurs demandent aussi que toute la filière généralise le logo Viande porcine française. Mais elle est divisée sur le sujet de l'étiquetage obligatoire de l'origine des viandes. Les éleveurs et les abattoirs y sont largement favorables tandis que les charcutiers - qui utilisent 20 % de viande de porc étrangère pour leurs préparations - y sont opposés.
Lundi soir, des éleveurs de porcs ont intercepté des camions frigorifiques pour contrôler l'origine de la viande transportée, en Mayenne et dans les Côtes-d'Armor.
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