 Fin novembre 2012, la Confédération paysanne, à l'initiative de son secrétaire général Gérard Durand, avait organisé une journée d'échanges sur la filière laitière après 2015, réunissant toutes les tendances syndicales. (© Terre-net Média) |
Depuis l’arrivée de la Gauche à la tête de l’exécutif français, l’Apli et l’Office du lait se disent satisfaits d’être désormais associés aux réunions ministérielles concernant la filière laitière.
Mais pour les deux structures défendant une contractualisation laitière transversale par bassin de production et non par entreprise, « il est évident que l’échec de la résolution du problème laitier ne saurait être imputable aux seuls pouvoirs publics, ni aux distributeurs mais aussi aux représentants des producteurs trop divisés, trop préoccupés par d’autres objectifs que la place de l’éleveur, trop imprégnés de guerres fratricides, trop déconnectés des réalités du terrain. »
L’Apli et l’Office du lait estiment que la contractualisation actuelle laisse « tout le pouvoir aux industriels », dans la négociation des prix du lait notamment.
L’Office du lait, présidée par Paul de Montvalon, veut ainsi organiser dans les prochains jours, une « réunion à huis clos où seront invités tous les syndicats et associations professionnelles représentant les producteurs laitiers ».
L’objectif de cette rencontre « est de définir des positions communes, des positions incontournables, des positions réalistes avec comme seul fond de pensée, le poids, la défense et le revenu du producteur. »
JA et CP n'ont pas réussi à rassembler
Un objectif certes louable, mais qui risque de rester vain. Car L’Office du lait n’est pas la première à organiser une telle rencontre. Jeunes agriculteurs avait tenté le coup le 29 novembre 2011, en réunissant notamment les représentants de la Confédération paysanne, de la Coordination rurale et de la Fnpl. Mais si le débat avait réussi de clarifier les positions de chacun, il n’avait pas permis aux syndicats d’aller plus loin.
Idem un an plus tard jour pour jour pour la Confédération paysanne, qui avait organisé une journée de débat le 29 novembre 2012 à Fougères et qui voulait évoquer « les perspectives laitières après 2015 ». Mais, alors que la campagne pour les élections des Chambres d’agriculture montait en puissance, les participants n’avaient pas souhaité enflammer le débat sur la question des OP, celle qui cristallise le plus les positions syndicales.
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