 Stockage et préparation des paillettes à la taurellerie Créavia de St Aubin du Cormier. (© Terre-net Média) |
Provisoirement baptisée « C3 », la nouvelle entité, votée en juin dernier par Créavia et Amélis, représentera alors quelque 40 % des inséminations artificielles réalisées en France, et devrait se placer au 2ème rang européen et au 7ème mondial, a expliqué à l'Afp Thierry Simon, le directeur général de Créavia.
Le but de l'opération est « d'atteindre une taille critique qui nous permette d'accéder aux technologies de pointe », dans un secteur en pleine mutation, marqué notamment par les « révolutions » des taureaux génomiques et du sexage des semences permettant aux éleveurs de choisir le sexe du veau à naître, a-t-il expliqué.
« L'ambition majeure » de la fusion « est de développer un savoir-faire à l'international », a ajouté pour sa part Jacques Coquelin, président du conseil d'administration d'Amélis. Les deux coopératives de sélection bovine mutualiseront leurs taurelleries, leurs laboratoires et leurs ressources génétiques. C3 devrait ainsi regrouper quelque 40.000 adhérents, employer 1.100 personnes et peser près de 120 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Créavia, leader français de la génétique bovine basé à Rennes et qui emploie 700 personnes dans l'Ouest de la France, est née en 2008 de la fusion des coopératives ligériennes et bretonnes Genoe et Urcéo. Elle produit plus d'un million d'inséminations bovines par an, soit 25 % des inséminations artificielles effectuées en France, selon Thierry Simon. Son chiffre d'affaires est de 77 millions d'euros en 2011. C'est à Créavia que Jocko Besn a fait toute sa carrrière. Amélis, basée à Saint-James, dans la Manche, emploie 400 personnes et a un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros.
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