Le groupe Doux a vendu un actif non stratégique, l'usine Stanven dans le Morbihan, pour 22 millions d'euros, pour « renflouer la trésorerie » de l'entreprise en redressement judiciaire, a-t-on appris mardi auprès d'un des administrateurs judiciaires du groupe volailler.
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« Ne pas démanteler le groupe »
Cette vente « ne préjuge pas d'autres cessions » d'actifs du groupe, a également déclaré M. Valliot. Les deux administrateurs judiciaires ont par ailleurs lancé un appel d'offres jusqu'au 2 juillet pour une reprise globale du groupe, a rappelé M. Valliot. « Nous cherchons la solution la plus globale possible » pour « ne pas démanteler le groupe », a-t-il expliqué. « Nous avons fait cet appel d'offres pour voir ce que les repreneurs proposent », a-t-il souligné. Le 2 juillet, « nous verrons ce qu'il y a sur la table », a-t-il ajouté.
Selon Yannick Duvergé, un des porte-parole de Doux, l'usine vendue, située à Plouray (Morbihan), fabrique des protéines de volailles destinées aux fabricants d'aliments pour animaux de compagnie (chiens et chats). L'usine emploie 22 salariés et « l'objectif de l'acquéreur est de reprendre l'ensemble du personnel, à l'issue d'une période transitoire », a précisé M. Duvergé. Selon ce porte-parole, « cette cession permet au groupe Doux de diviser par plus de deux son besoin bancaire pendant la période d'observation » qui court jusqu'à décembre.
« Une étape nécessaire » pour la pérennité de l'entreprise
« C'est le flou total. On (la direction et les administrateurs judiciaires, ndlr) ne nous donne aucune information. Il y a un gros problème de trésorerie, il faut trouver une solution le plus tôt possible », a déclaré à l'Afp Nadine Hourmant, déléguée syndicale centrale FO. Un comité central d'entreprise (Cce) extraordinaire doit se tenir vendredi matin au siège de Doux à Châteaulin (Finistère). La situation de l'entreprise, l'éventuelle mise en chômage technique de certains salariés et l'adoption d'un calendrier d'information aux organisations syndicales, sont à l'ordre du jour de ce Cce.
Lundi, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait estimé que l'ouverture du capital du groupe Doux, évoquée dimanche par son patron Charles Doux, était « une étape nécessaire » pour assurer la pérennité de l'entreprise. Plus de 700 personnes avaient manifesté samedi à Châteaulin pour exprimer leur inquiétude face aux menaces pesant sur le groupe. Une nouvelle manifestation sera organisée samedi prochain à Vannes, selon la Cfdt.
Malgré une dette de plus de 430 millions d'euros, Doux, qui emploie 3.400 personnes, intéresse le groupe volailler Duc, qui s'est déclaré quelques jours après le dépôt de bilan de son concurrent.

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