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 Certains éleveurs de volailles travaillant avec le groupe Doux ont connu des retards de 1 à 3 jours dans leur livraison d'aliments. (© Terre-net Média)
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La «
situation est désormais rétablie », a assuré en fin d'après-midi un porte-parole du leader européen de la volaille qui a reconnu des «
retards de livraison » de 1 à 3 jours selon les élevages. «
Les approvisionnements ont repris », a-t-il encore affirmé.
« Les volailles Doux crient famine ! »
Plus tôt dans la journée, la branche régionale de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles avait affirmé qu'une centaine d'élevages de la région Centre, normalement approvisionnés par l'usine de Clémont (Cher), propriété de Doux, avaient des difficultés à être fournis.
« Cette usine manque d'approvisionnement en matières premières », avait affirmé la Fédération, soulignant que des éleveurs étaient ravitaillés au « compte-goutte », tandis que d'autres avaient subi des ruptures de livraison « ces dernières heures ». « Les volailles Doux crient famine ! », selon le communiqué.
Le syndicat demandait aux « pouvoirs publics de se tenir prêts à réaliser une réquisition des matières premières nécessaires à la fabrication de l'aliment ». Sans reprise de la fabrication « dans les prochaines heures à l'usine de Clémont, les conséquences sur les animaux seront dramatiques, voire fatales ! Les éleveurs ne pourront pas laisser les animaux mourir de faim ! », ajoute le syndicat.
« Renforcer le dispositif de vigilance économique et sanitaire »
« La situation est en voie d'amélioration », a de son côté indiqué le ministère de l'Agriculture, selon lequel ce problème avait déjà « été identifié et faisait l'objet d'un suivi ». L'usine de Clémont a été livrée, la fabrication d'aliments pour les volailles a repris et « au moins une trentaine d'éleveurs vont être livrés dès aujourd'hui et le restant dans les jours qui viennent », a-t-on ajouté de même source.
En début de semaine, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait réitéré sa demande aux préfets « de maintenir et renforcer le dispositif de vigilance économique et sanitaire » et assuré qu'un « état détaillé de la situation des élevages, sur le plan tant économique que sanitaire, serait tenu à jour ».
Le groupe familial Doux compte 3.400 salariés et travaille avec 700 à 800 éleveurs.
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