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 La CR demande aux entreprises françaises de la viande de « faire preuve de responsabilité, et de ne pas profiter de la moindre occasion pour tirer les cours de la viande à la baisse ». (© Terre-net Média)
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Le 2 avril, les entreprises du Collectif contre le
dumping social en France du syndicat national des entreprises de la viande se réjouissent que la plainte déposée auprès de la Commission européenne, ait été entendue. «
La Commission vient de proposer au législateur européen, d’adopter une nouvelle directive portant sur la mise en œuvre des dispositions applicables au détachement des travailleurs effectués dans le cadre d’une prestation de service. Avec cette proposition la Commission affiche son ambition d’encadrer les conditions d’exercice des travailleurs détachés et d’introduire une responsabilité plus forte des Etats en matière de respect des règles », écrit le Sniv dans un communiqué publié après avoir appris la bonne nouvelle.
« Le Collectif contre le Dumping social a saisi les candidats à l’élection présidentielle constatant, qu’à ce jour, la sauvegarde des emplois et le maintien des activités industrielles restent des sujets oubliés de la campagne ».
Mais voilà, ces victimes de dumping social sont celles-là mêmes qui se voient aussi accusées de dumping par la CR, mais cette fois-ci, sur les prix des gros bovins !
La marchandise achetée à bas prix fera besoin demain
Dans une lettre adressée au syndicat des entreprises françaises de la viande que les abatteurs, le président de la CR, Bernard Lannes déplore que les abatteurs « profitent de la moindre occasion pour tirer les cours des bovins viande à la baisse, prétextant que la fermeture de certains débouchés à l’export génère une surproduction de marchandises dans un contexte de consommation morose ».
« Nous vous demandons de faire preuve de responsabilité et de ne pas profiter de conditions éphémères défavorables pour aggraver la situation de nos élevages. Nous avons besoin les uns des autres et nous vous demandons de ne pas l'oublier », écrit encore Bernard Lannes, président de la Coordination rurale.
« La fermeture des frontières de certains pays importateurs, comme la Turquie, est transitoire. La marchandise que vous souhaitez aujourd'hui acheter à bas prix à notre détriment, fera besoin demain », ajoute t-il.
« Il est fort probable que dans les semaines à venir nous connaissions des situations similaires, d’arrêt temporaire de l'exportation par exemple pour mettre en place une certification. Dans l'intérêt de tous et donc du vôtre, il ne faut pas que les cours chutent brutalement à chaque annonce pour remonter lentement par la suite. »
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