 Lactalis a fait une offre pour reprendre Entremont. (© Terre-net Média) |
« On a fait une proposition de reprise », a déclaré un porte-parole de Lactalis à l'Afp.
« On n'a pas eu de réponse » pour l'instant, a-t-il poursuivi. Le groupe laitier Entremont avait signé en octobre un accord de négociations exclusives pour deux mois avec la coopérative Sodiaal, en vue de leur rapprochement pour former le 4e groupe laitier européen.
Mais fin novembre, aucun accord n'avait été trouvé entre les deux entreprises. Lactalis, qui avait été écarté dans un premier temps, n'avait toutefois pas exclu de revenir dans la course. Les salariés d'Entremont s'étaient alors félicité de voir s'éloigner l'option Lactalis, craignant entre 1.000 et 2.000 suppression d'emplois, selon Jean-Pierre Trouboul, secrétaire du comité de groupe d'Entremont et délégué syndical central Cgt.
Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, qui s'est fortement impliqué dans le dossier, avait réclamé récemment une « résolution industrielle définitive » pour Entremont avant la fin de l'année. M. Le Maire avait appuyé un rapprochement entre Entremont et Sodiaal, connue pour ses marques Yoplait et Candia, alors que les producteurs de lait sont confrontés à une grave crise en raison de la chute des prix et donc de leurs revenus.
Depuis plus d'un an, Entremont est dans le rouge
Entremont Alliance est en crise depuis des mois. Son modèle économique basé sur la commercialisation de produits industriels (poudre de lait, beurre,...) et la fabrication d'emmental n'a pas résisté à l'effondrement des cours mondiaux et à la concurrence acharnée qui s'exerce sur le fromage à pâte pressée cuite. Troisième opérateur de lait en France, Entremont absorbe 30 % de la production bretonne et collecte le lait de quelque 6.000 producteurs. Le groupe emploie un peu plus de 4.000 salariés. Il appartient à la holding Unifem, qui est détenue à 63,5 % par le financier belge Albert Frère et à 33,5 % par la coopérative bretonne Unicopa. Depuis plus d'un an, Entremont est dans le rouge. En 2008, le groupe a perdu 34 millions d'euros et encore 19 millions au premier trimestre 2009.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
L. Jacquin et J. Lecrosnier : « Robot et pâturage ne sont pas incompatibles »
Une conduite soignée des génisses pour vêler à 23,1 mois
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
« Certes tout n’est pas tout beau tout rose, mais il faut positiver ! »