Comme ailleurs, la maîtrise des consommations d’énergie dans les élevages porcins est devenue une question d’actualité. Une question qui ne doit pas être abandonnée sous prétexte que les cours baissent ces dernières semaines.
L’augmentation du prix de l’énergie, l’envolée des cours des céréales de ces derniers mois, sans oublier bien entendu le Grenelle de l’environnement obligent les producteurs de porcs à se pencher sur les leviers à actionner dans leur propre exploitation pour réduire leurs coûts de production, à commencer par le poste "énergie". Selon Michel Marcon, intervenu lors des rencontres Ifip organisées au Space 2008, l’enjeu est triple : « d’une part, maintenir la compétitivité des élevages par la maîtrise du poste ‘énergie’ ; ensuite, préserver l’environnement et répondre ainsi à la demande sociale ; enfin, améliorer l’image de l’élevage porcin, en particulier dans les bassins de production ».
Acquisition de références
Mais avant de déterminer comment réduire la facture énergétique de la filière porcine, il a bien fallu commencer par l’évaluer et acquérir des références. Une étude inter-institut – menée avec l’appui de l’Ademe – a donc été menée en 2006 auprès de 90 élevages de porcs. L’expert de l’Ifip a présenté une synthèse de cette enquête en insistant sur les données de consommation enregistrées, sur les voies d’amélioration, tout en présentant quelques équipements spécifiques sans oublier d’aborder la question des énergies renouvelables.
« L’étude a permis d’acquérir des premières références précises sur les consommations d’énergie en élevage. Cette première salve d’informations reste bien évidemment à poursuivre et à étoffer, mais elle a déjà montré des leviers d’actions permettant de réduire les dépenses, à la fois énergétiques et financières. En outre, elle offre de réelles alternatives permettant de réduire les impacts environnementaux qui desservent actuellement la filière et qui permettront au final d’améliorer l’image des élevages et de la filière dans son ensemble. Toutefois, actuellement, nous percevons l’urgence et la nécessité d’élaborer des outils globaux de gestion des l’énergie. C’est pourquoi cette étude doit permettre d’établir un diagnostic conseil/énergie qui devrait voir le jour en février 2009. Ce diagnostic doit permettre de connaître poste par poste la consommation énergétique de manière à orienter l’éleveur sur les cibles surconsommatrices d’énergie et donc, in fine, de faire des économies. »
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