« Les sommes de températures sont des indicateurs qui nous permettent de prendre des décisions d‘entrée et de sortie des animaux optimales pour la qualité et la quantité d‘herbe consommée.»
« Indicateurs de stade physiologique, les sommes de températures nous orientent vers des décisions optimales d’entrée et de sortie des animaux dans les parcelles », témoigne Jacques Gauvreau, éleveur de limousines au Gaec de Geneste à Chamboulive (19). « Il faut pourtant s’adapter en permanence à la météo de l’année. En 2005, les 500°C jour ont été atteints au 16-17 avril, cette année, nous avons deux semaines d’avance. Aussi la difficulté de cette technique est -elle de jongler entre règles et souplesse, ce qui n’est pas la voie de la facilité. Mais quand j’observe les gains sur l’exploitation, j’ai envie de poursuivre et je continue d’en apprendre », relate l’éleveur.
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Pour en savoir plus sur la gestion du pâturage avec l’utilisation des sommes de températures, lire l'article "Gestion de l'herbe - Pâturer la surface de base à 400°Cjour", en cliquant Ici |
20% de concentrés en moins
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Gaec de la Geneste, à Chamboulive (19) |
Temps de séjour inférieur à 5
![]() « J’avais l’habitude de sortir dans la première quinzaine d’avril. Maintenant, j’essaie de sortir les animaux sur la surface de base à 400°Cjour », relate l'éleveur (© Web-agri) |
Ces performances sont permises par des temps de séjour plus courts sur les pâtures. « J’ai largement réduit les temps de séjour, pour me situer aujourd’hui entre 3 et 5 jours. Au delà de 5, on perd en repousse et on prend le risque de créer un décalage de pousse. L’idéal serait de réduire encore, descendre même jusqu’à 2. Sur certains lots, j’essaie d’être plus performant que d’autres. »
Cette gestion a permis au Gaec d’économiser sur le poste des engrais. « Avec des temps de séjour plus longs sur les parcelles, je mettais de l’azote pour faire repartir la prairie. Aujourd’hui, en tournant plus vite, le temps de repousse est allongé et j’ai plus besoin d’ajouter d’engrais azoté. » Jacques Gauvreau souligne enfin l’intérêt du travail de groupe. « Nos certitudes et nos habitudes de travail sont parfois balayées et remises en cause. Mais ce regard extérieur lucide est source de progrès même si c’est un peu déstabilisant. Pour ma part, je bloquais sur un problème d’abreuvement qui m’handicapait pour la gestion des parcelles. J’ai fini par acheter une tonne à eau. A partir du moment où j’ai franchi le pas, je me suis donné les moyens de gérer le pâturage différemment. »

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