Certaines conséquences de l’automne exceptionnellement doux et humide sont déjà visibles...

- niveaux cellulaires en augmentation, en raison de l’humidité des litières et la difficulté, et même l’impossibilité de vendre les réformes aggrave cette situation.
- résultats butyriques en hausse également dans la plupart des régions : les ensilages d’herbe avaient été faits dans des conditions difficiles, et la conservation est souvent douteuse. De plus, les conditions de désilage de tous les ensilages sont souvent mauvaises. Avec les litières humides et le temps pluvieux, il est difficile de maintenir une propreté suffisante des animaux .
Les cellules leucocytaires et lesbutyriques sont des indicateurs d’hygiène : au delà des pénalités surle prix du lait et des mammites, des conséquences sur la fécondité et desboiteries sont à redouter. Les veaux (diarrhées,…) sont aussi souvent lesvictimes de telles conditions .
D’autres problèmes risquent d’apparaître,en particulier au niveau des cultures d’herbe. La pousse d’automne, souventtardive et importante n’a pas pu être exploitée, et risque d’avoir deseffets néfastes sur la qualité de la première coupe.
Certaines jeunes prairies n’ontpas pu être désherbées. Enfin, en cas de gel brutal, les dégâts pourrontêtre importants .
Alors que faire pour lemoment ?
- Humidité des litières. Pour ceux qui ont des stockages de paille à l’extérieur, s’assurer que le bâchage n’a pas été endommagé par les tempêtes .
Les produits litières asséchantssont fort utiles dans ces conditions .
- Ventilation des bâtiments. Il n’est pas trop tard pour réaliser quelques améliorations. De façon générale, les bâtiments sont souvent trop fermés et de nombreux matériaux permettent aujourd’hui d’aérer sans courant d’air (tôles perforées, grille brise vents, etc.). Un diagnostic d’ambiance est également une bonne précaution (se renseigner auprès de votre laiterie).

- Hygiène de traite. Les nouveaux produits mis à la disposition des éleveurs sont des atouts certains pour s’adapter à ces conditions. Il est bon de rappeler que le pré-trempage, qui a fait ses preuves dans la lutte contre les taux cellulaires élevés, doit être réalisé sur des trayons propres. Si ce n’est pas le cas, il convient de revenir aux lavettes individuelles pour les vaches dont les trayons sont souillés (et parfois pour tout le troupeau ...) .
En post-trempage les produits barrières et les produits ayant une action cosmétique sont recommandés.
Préférer les produits des grandes marques qui offrent plus de garanties (dossiers complets, suivi terrain). Les techniciens de laiteries sont bien placés pour conseiller le choix des produits d’hygiène, puisqu’ils peuvent confronter en permanence les résultats de qualité et les pratiques d ‘élevage dans vos conditions .
- Prairies.
Si les conditions le permettent, il n’est pas trop tard pour faire une coupe de nettoyage , et même réaliser un désherbage .

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