L’autoconsommation collective agricole s’impose comme une réponse aux défis énergétiques et économiques des exploitations. Charles Nucci, président d’Irisolaris, souligne que son groupe accompagne les agriculteurs à chaque étape de leur projet photovoltaïque : construction de bâtiments agricoles, raccordement, exploitation et maintenance. Par exemple un éleveur ou un céréalier qui consomme 90 MWh/an peut ainsi économiser jusqu’à 1900€ sur sa facture d’électricité annuelle s’il passe 30% de sa consommation en autoconsommation collective, le tout sans investissement initial. Le groupe développe aussi le stockage et les bornes de recharge pour améliorer l’autonomie énergétique en agriculture.
Cuma, banques et exploitations : unis pour l’énergie solaire locale
Pour Mélanie Vilboux (Banque Populaire), ces projets permettent de sécuriser et diversifier les revenus : un milliard d’euros est déjà consacré au financement des installations de production d’énergie renouvelable, avec une centrale photovoltaïque financée chaque jour. Stéphane Chapuis (FNCuma) insiste sur le rôle clé des Cuma dans la transition énergétique. Historiquement dédiées au partage de matériel, elles peuvent devenir actrices de l’électricité verte locale. L’autoconsommation collective crée ainsi des synergies durables entre agriculteurs, PME rurales et collectivités, renforçant la résilience face aux hausses du prix de l’énergie et contribuant à la transition énergétique en milieu rural.
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