La 33ème édition du Sommet de l’élevage, qui se tiendra du 1er au 4 octobre 2024 à Clermont-Ferrand, attend toujours plus de visiteurs français comme étrangers et met l’accent sur la promotion de l’élevage durable, avec un focus sur le pastoralisme.
Le choix du pays à l’honneur, le Kazakhstan, illustre d’emblée la part belle faite à l’élevage à l’herbe. Avec une superficie cinq fois plus grande que la France, le Kazakhstan s’intéresse naturellement à l’utilisation des pâturages et des espaces, explique Jacques Chazalet, président du Sommet de l’élevage, ce 13 juin.
« Nous faisons la promotion de l’élevage durable, herbager, en lien avec le territoire, mais aussi de la vitalité que ça génère », insiste Bruno Dufayet, président de l’Apramac, l’Association pour la promotion agricole du Massif Central. Le Sommet est ainsi partenaire d’un projet porté par le ministère de l’agriculture et la direction générale de l’enseignement agricole, qui rassemble les lycées agricoles de la région pour enseigner les pratiques d’élevage durable, et faire des fermes de ces lycées des espaces tests.
Le SOMMET a pour ambition de devenir le 1er salon de l’élevage durable avec la montée en puissance du #pastoralisme sur l'événement jusqu’en 2026, année internationale du pastoralisme. Rappelons ses nombreux intérêts : produits de qualité, carbone, entretien des paysages… pic.twitter.com/lj9eVTjodw
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Le pastoralisme occupe de plus en plus de place au sein de l’évènement, et cette thématique devrait d’ailleurs monter en puissance les prochaines années, notamment en 2026, année internationale du pastoralisme et des pâturages. Un espace dédié de 40 m2 et des conférences spécifiques sont ainsi consacrés à ce sujet.
Vers de nouveaux records
Pour Fabrice Berthon, commissaire général du salon, « de nouveaux records s’annoncent », car le Sommet a d’ores et déjà fait le plein d’exposants. Lors de la première édition, l’évènement occupait alors 3 000 m2 de stands. Aujourd’hui, la superficie s’élève à 97 000 m2 de stands, pour une superficie totale de 220 000 m2. « Le Sommet de l’élevage a toujours fait une marche de plus », salue le commissaire général. Outre les 1 600 exposants dont 300 venus de l’étranger, le salon attend 120 000 visiteurs venant de 90 pays.
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Edition 2024 : vers une année record ! 120 000 visiteurs attendus sur 220 000 m² de surface brute d’exposition, avec pour points d’orgues les Concours National #Salers (400 animaux en compétition) et européen #Simmental (56 vaches en provenance de 3 pays). pic.twitter.com/BLFCavsRHV
L’évènement reste une grande vitrine – voire la plus grande, pour les organisateurs – des animaux d’élevage puisque 2 000 bêtes seront présentées.
Côté bovins, le Sommet accueillera le concours national de la race Salers, ainsi que le concours européen Simmental, mais 24 races bovines seront en présentation. Au total, 70 races seront en concours.
Côté animaux : de sont plus de 2 000 animaux qui sont attendus ; 70 races en concours, en présentation ou en démonstration de matériels : 24 races bovines, 27 races ovines, 4 races caprines et 15 races équines. pic.twitter.com/5JImdn9NUR
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Les Sommets d’Or, concours d’innovation « parmi les plus restrictifs », souligne Fabrice Berthon, récompenseront 8 à 12 gagnants sur les 98 candidatures de cette année.

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