Le prix pour l'agrobiodiversité animale récompense cette année un couple d'éleveurs de Froments du Léon, un éleveur de Bordelaises et des éleveurs d'ânes des Pyrénées.
Chaque année, la Fondation du patrimoine et Ceva organisent le prix national pour l'agrobiodiversité animale. L'objectif est de récompenser les initiatives de préservation de races françaises à faibles effectifs. Trois éleveurs se sont alors vus décerner une dotation mercredi au Salon de l'agriculture à Paris.
1er prix : la vache Froment du Léon
Maëve et Stéphane Terlet élèvent des Froments du Léon dans les Côtes d'Armor, berceau de la race. La Froment du Léon avait quasiment disparu après la Seconde Guerre mondiale au profit de races plus lucratives et compte en tout et pour tout moins de 400 femelles en 2017.
« Le jury a souhaité récompenser le couple candidat, Maëve et Stéphane Terlet, pour leur courage et leur ténacité pour sauver cette race bovine en cherchant à valoriser son lait via un beurre haut de gamme. Ce 1er prix vise aussi à stimuler l'ensemble des éleveurs de la race car ses atouts sont bien réels à une époque où l’on recherche des produits de qualité et du terroir. » Ainsi, ils perçoivent une dotation de 10 000 €.
2e prix : la vache Bordelaise
Christophe Guénon possède un cheptel de Bordelaises en Gironde. Cette race, qui a elle aussi failli disparaître pour sa faible productivité laitière, connait un nouveau développement et compte aujourd'hui moins de 200 bêtes.
« Le jury a été séduit par plusieurs points : l’exploitation de Christophe Guénon qui permet de redonner une vocation d’élevage à des terrains abandonnés par l’agriculture (activité d’éco-pâturage sur un site classé Natura 2000), le travail mené en partenariat avec le Conservatoire des races d’Aquitaine qui s’inscrit dans une logique de sauvegarde d’un patrimoine génétique précieux et la valorisation de la race à travers la production de lait et de viande. » L'éleveur reçoit alors 6 000 € de dotation.

Cécile et Emmanuel Guichard élèvent des ânes des Pyrénées sur 40 ha dans le Gers et utilisent le lait d'ânesse pour la fabrication de produits cosmétiques et savons.
« Le jury a tenu à saluer l'initiative de Cécile et Emmanuel Guichard qui ont choisi de faire de la ferme du Hitton un conservatoire de la race des ânes des Pyrénées grâce notamment à une valorisation économique originale : utiliser le lait des ânesses pour la fabrication de produits cosmétiques biologiques réalisés à la ferme. » Le couple perçoit alors 4 000 € de dotation.


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