Le volailler LDC a dégagé un bénéfice net en forte hausse au cours de son exercice décalé 2021-2022, a annoncé le groupe mardi, mais il augmentera à nouveau ses prix pour couvrir ses coûts de production.
Le groupe possédant les marques Le Gaulois, Marie et Loué a vu son bénéfice net augmenter de 17,3 % par rapport à l'exercice précédent (les exercices du groupe vont de mars à février), pour s'établir à 165,1 millions d'euros. Son chiffre d'affaires a quant à lui dépassé la barre des 5 milliards d'euros.
De « très bons résultats », s'est réjoui le président du groupe Denis Lambert, atteints grâce à une augmentation des tarifs de 25 % sur 16 mois, dont 10 % depuis le début de la guerre en Ukraine. « On ne ressent pas de frein à la consommation mais toutes les hausses ne sont pas encore passées », souligne Philippe Gélin, directeur du pôle international et futur président du groupe à compter de mai 2023.
LDC espère une nouvelle hausse de 10 % sur les volailles d'ici juillet, dans le cadre des négociations en cours avec la grande distribution, et de 16 % sur ses produits du « pôle traiteur » (plats cuisinés, pizzas, sandwiches...) d'ici septembre, « pour préserver l'équilibre des filières », a ajouté M. Gélin.
Vigilant sur la question du pouvoir d'achat, le groupe n'en reste pas moins confiant, « le poulet étant la viande la moins chère » pour les consommateurs, comparé à la viande de bœuf ou de porc.
« Dans ce contexte, pas de prévision pour l'exercice en cours », a annoncé Denis Lambert, « cela va dépendre du niveau de hausse et du rythme des revalorisations et bien sûr, un possible retour de l'influenza aviaire ».
Depuis novembre, l'épizootie de grippe aviaire qui traverse la France a amené les autorités sanitaires à abattre 16 millions de volailles. Le groupe LDC estime que le virus a atteint 30 % de la production de poulet en France entre mars et août 2022 comparé à la même période l'an dernier.
Pour le volailler leader en France, 70 % des approvisionnements viennent cependant des zones qui ne sont pas, ou peu, concernées par le virus. Il prévoit une baisse de ses volumes de 12 à 15 % sur ces six mois. LDC prévient, « le niveau de résultat de l'exercice en cours sera conditionné par l'issue des négociations et l'évolution des conditions de marché ».
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