La grippe aviaire, qui a provoqué l'abattage de 16 millions de volailles depuis novembre, n'a pas épargné la filière des œufs.
« Il faudra un an pour nous en remettre », a expliqué Philippe Juven, président de l'inter-profession de l'œuf (CNPO), prévoyant « des tensions sur le marché mais pas de rayons vides » : « On n'a pas à craindre des pénuries », a-t-il dit.
L'interprofession estime que trois millions de poules pondeuses ont été tuées, sur un cheptel national de 48 millions, ainsi que 800 000 poulettes (qui ne sont pas encore en âge de pondre).
Le virus a atteint la région Pays de Loire où se concentrent 18,6 % des poules pondeuses de l'Hexagone et le couvoir principal de la filière qui produit environ 40 % des poulettes.
Par ailleurs, les 19 départements du Grand Ouest les plus touchés par le virus sont maintenus en « risque élevé » de diffusion du virus.
« Les poulettes ne peuvent ni entrer, ni sortir des zones réglementées, ce qui empêche les éleveurs des régions indemnes de recevoir leurs futures poules pondeuses, qui n'ont pas l'autorisation de sortir des zones réglementées », souligne l'interprofession.
Or, « l'essentiel des poules pondeuses seront mises en place en novembre » dans les élevages et « il faut compter six mois avant qu'une poulette puisse pondre », a expliqué Loïc Coulombel, vice-président du CNPO.
En plus de la grippe aviaire, la filière de l'œuf doit composer avec la hausse des coûts de production, ce qui représente pour le consommateur une hausse de « quelques centimes par boîte d'œufs ». Sur le bio, la hausse est de « quatre centimes par œuf », a dit Philippe Juven.
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